UVira : Un adolescent perd la vie dans l'explosion d'un engin militaire à Kijaga
Un drame s’est produit ce week-end dans le groupement Kijaga, en chefferie des Bavira, territoire d’Uvira. Un adolescent a trouvé la mort après l’explosion d’un engin explosif d’origine militaire, manipulé par inadvertance. La société civile alerte sur les dangers que représentent ces engins laissés à l’abandon dans les zones habitées.
Un incident tragique s’est produit dans l’après-midi du dimanche 12 octobre 2025 à quelques mètres du bureau de la chefferie des Bavira. Selon les témoignages recueillis sur place, l’adolescent, Identifié au nom de Yohane , aurait ramassé un objet métallique qu’il tentait de manipuler par curiosité, avant qu’il n’explose subitement. L’explosion a causé sa mort sur le champ, provoquant une vive émotion parmi les habitants du groupement Kijaga.
Dans un communiqué signé par le coordinateur urbain adoint de la SOCILEVI - RDC Ibrahimovic , a confirmé la mort du jeune garçon. Son corps a été transféré à la morgue pour des dispositions ultérieures.
« Nous déplorons la perte d’un enfant à cause d’un engin explosif militaire. Cela montre le danger permanent auquel nos communautés sont exposées depuis la recrudescence des groupes armés dans la région », a déclaré un membre de cette structure citoyenne.
SOCILVI-RDC interpelle ainsi les porteurs d’armes et les détenteurs d’engins explosifs, qu’ils soient militaires, policiers ou issus de groupes armés, à faire preuve de responsabilité en gardant soigneusement leurs équipements pour éviter de nouvelles pertes humaines.
Cet incident survient dans un contexte d’instabilité sécuritaire accrue dans plusieurs territoires du Sud-Kivu. Depuis la prise de Bukavu et d’autres entités de la province par les rebelles du M23-AFC en février dernier, plusieurs groupes armés des hauts plateaux se sont dispersés vers les zones urbaines, emportant avec eux des armes et des effets militaires. Cette situation a favorisé la prolifération d’armes légères et d’explosifs dans certaines localités, où ces matériels circulent parfois sans contrôle.
Des témoins affirment que des munitions, grenades ou autres objets suspects sont parfois visibles dans les rues ou abandonnés dans des champs, exposant les populations civiles, en particulier les enfants, à des risques d’accidents mortels.
La société civile et plusieurs acteurs communautaires plaident pour un désarmement effectif des groupes armés et un ramassage systématique des engins explosifs dans les zones récemment affectées par les combats. Ils invitent également les autorités militaires et locales à intensifier les campagnes de sensibilisation dans les écoles et quartiers, afin de prévenir de nouvelles tragédies.