Uvira : Plusieurs personnes arrêtées, y compris des membres de la communauté Banyamulenge, lors d’une opération de bouclage à Nyamianda
Le président de la communauté Banyamulenge vivant à Uvira, Muyoboke Ndatabaye Boss, alerte sur l’arrestation de douze membres de sa communauté ce vendredi 19 septembre, à la suite d’une opération de bouclage menée dans le quartier Nyamianda.
Cette opération sécuritaire, qui a débuté mercredi 17 septembre, est menée conjointement par la Police nationale congolaise (PNC), les Forces armées de la RDC (FARDC), l’Agence nationale de renseignement (ANR) et des éléments des Wazalendo. Selon M. Ndatabaye, les personnes arrêtées ce vendredi matin incluent notamment : Samuhanuka Fidèle, Mutabara Pacifique, Antoine Munyinginya, Ndayambaje Alexis, Nsenguyumvya Philémon, Paul Rudabagiza, Nyantebuka Joyeuse, Nyamutegetsi Baurenti, Nicole Nyansingizwa, Serugaba Joseph, Destin Bigiribambe, Gasore Busetsa et Bavire.
Le président de la communauté Banyamulenge qualifie ces arrestations d’« arbitraires » et appelle les autorités à libérer les personnes interpellées « dans les plus brefs délais ».
Des opérations élargies à l’ensemble de la ville
Interrogées à ce sujet, des sources sécuritaires affirment que ces opérations ne ciblent aucune communauté en particulier. Elles viseraient uniquement des individus soupçonnés d’activités criminelles ou vivant dans la clandestinité sans documents légaux.
Dans une interview accordée mercredi à notre rédaction, le colonel Lwimbo Simon, commandant urbain de la police à Uvira, a indiqué que ce genre d'opération allait se poursuivre dans tous les quartiers de la ville. Il a souligné que l’objectif est de « mettre hors d’état de nuire tous les suspects et malfrats », en invitant la population à collaborer activement avec les forces de l’ordre.
Des dizaines de personnes interpellées pour interrogatoire
Il convient de noter que ces opérations, entamées depuis mercredi, ont déjà conduit à l’interpellation de plusieurs dizaines de personnes, tant ce jour-là que ce vendredi, issues de toutes les communautés, y compris des ressortissants étrangers. Selon les autorités, ces personnes sont retenues à des fins d’interrogatoire.