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Uvira : Lutte pour l'émancipation des femmes à UVira : René Bashende Byoyo René donne des stratégies .

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 04/12/2024 à 22:07
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Uvira : Lutte pour l'émancipation des femmes à UVira : René Bashende  Byoyo René donne des stratégies .
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À Uvira, malgré la présence d’organisations travaillant pour la promotion des droits des femmes, les résultats restent insuffisants. René Bashende Byoyo, secrétaire général administratif à l’Institut Supérieur de Développement Rural d’Uvira et expert en genre, dénonce un manque de sensibilisation et des obstacles culturels persistants qui freinent l’émancipation des femmes.

Un état des lieux préoccupant

Dans la ville d’Uvira, les droits des femmes sont loin d’être respectés. Nombre d’entre elles continuent de dépendre économiquement de leurs maris, faute d’autonomie et de connaissances sur leurs droits. Selon René Basehnde Byoyo également titulaire d’un master en genre , cette méconnaissance est un frein majeur à leur épanouissement.

« Beaucoup de femmes ne savent pas qu’elles disposent de droits qui les protègent. Cela les rend vulnérables et perpétue des pratiques discriminatoires dans notre société », explique-t-il.

Pourtant, Uvira regorge d’associations et d’organisations dédiées à l’émancipation des femmes. Malheureusement, les résultats obtenus sont loin des attentes. Selon Bashende, les efforts fournis restent insuffisants, et leurs impacts sont à peine perceptibles sur le terrain.

Les défis à surmonter

Parmi les principaux obstacles identifiés, les us et coutumes demeurent un frein important à la pleine reconnaissance des droits des femmes. Ces pratiques, profondément ancrées dans les mentalités locales, limitent l’autonomie des femmes et renforcent les inégalités.

Sur le plan institutionnel, le bureau de genre et enfant d’Uvira, censé jouer un rôle clé dans cette lutte, est pointé du doigt pour son manque de visibilité. « Les femmes elles-mêmes ne ressentent pas les effets des actions menées par ce bureau. Il faut plus d’engagement et des actions concrètes », souligne René Basende.

Pour améliorer la situation, René Basende appelle les médias à intensifier les campagnes de sensibilisation sur les droits des femmes. Il insiste également sur la nécessité pour les activistes et organisations locales de redoubler d’efforts afin que chaque femme puisse accéder à l’information et s’approprier ses droits.

Il demande également une réforme et un renforcement du bureau de genre et enfant afin qu’il devienne un acteur central et efficace dans la promotion des droits des femmes.

Il sied de signalé qu' à Uvira, la lutte pour l’émancipation des femmes est un défi complexe qui demande des efforts concertés.

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