Uvira : Les Nations Unies en mission pour soutenir un Sud-Kivu fragilisé
Dans un contexte sécuritaire tendu, Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, a accueilli ce mardi 5 août une mission conjointe des Nations Unies. Cette délégation, composée de la MONUSCO, du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), est conduite par Ely Dieng, Coordonnateur de la Division État de droit et Institutions de sécurité de la MONUSCO.
L’arrivée de cette mission s’inscrit dans les efforts de la communauté internationale pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire dans la province, échanger avec les autorités locales et définir d’éventuelles actions en faveur des populations touchées par la crise.
Aussitôt arrivée à Uvira, la mission a été reçue en audience par le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, dans son cabinet de travail à Kavimvira. Une réunion élargie avec le Conseil provincial de sécurité a suivi, portant sur les droits humains, l’accès à la justice et le soutien à l’administration pénitentiaire.
S’exprimant à l’issue de cette rencontre, le gouverneur a déclaré :
« Aujourd’hui, Uvira et le Sud-Kivu bénéficient d’une attention accrue de la communauté internationale grâce à la diplomatie active du Président Félix Tshisekedi. Cette mission vise à renforcer la protection des droits humains dans toutes leurs dimensions : droits civils et politiques, mais aussi droits économiques et sociaux, notamment le droit à l’alimentation, à l’eau potable, à la santé et à la libre circulation. »
Il a également insisté sur la nécessité que l’aide humanitaire soit acheminée par des voies sûres, en évitant les zones sous contrôle des groupes armés, et en privilégiant les corridors depuis la Tanzanie, le Burundi ou Kalemie.
Pour Ely Dieng, cette visite prolonge la mission menée en juin dernier par Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en RDC. Elle permettra d’affiner l’analyse des besoins réels sur le terrain et d’orienter les interventions futures.
Au cours de son séjour, la délégation prévoit de rencontrer différents acteurs locaux, y compris la société civile et les autorités coutumières, afin de recueillir un maximum d’informations sur la situation humanitaire et sécuritaire.
Dans une province où certaines zones restent sous occupation du M23/AFC appuyé par le Rwanda, cette visite est perçue comme une étape supplémentaire dans la recherche de solutions durables pour restaurer la paix et protéger les droits fondamentaux.
– Tumaini Africa News