jeudi 13 août 2026

Uvira : la NSCC interpelle le gouverneur Purusi sur la sécurité, les barrières et la RN30

TAN
La Rédaction Journaliste
4 min de lecture
Partager :
0%
Uvira : la NSCC interpelle le gouverneur Purusi sur la sécurité, les barrières et la RN30
Uvira : la NSCC interpelle le gouverneur Purusi sur la sécurité, les barrières et la RN30

La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), axe Sud du Sud-Kivu, interpelle le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki sur plusieurs préoccupations urgentes qui affectent la population d’Uvira. Dans une correspondance signée ce mardi 11 août 2026 par Mafikiri Mashimango Martin, coordonnateur provincial de la NSCC Sud-Kivu, l’organisation appelle les autorités provinciales à prendre des mesures notamment sur la situation sécuritaire, les barrières payantes dans la plaine de la Ruzizi, l’évolution des travaux de la Route nationale numéro 30 (RN30), ainsi que la situation des retournés spontanés et le dossier des pavés financés sur les fonds de carburants.
Concernant la situation sécuritaire, la NSCC estime que le climat dans la ville d’Uvira « devient de plus en plus préoccupant et insupportable pour la population ». L’organisation fait état de cas de décès et de blessures par balles, ainsi que de vols de biens et de valeurs impliquant, selon elle, des personnes détentrices d’armes.
Face à cette situation, la NSCC recommande la convocation urgente d’une réunion élargie du Conseil provincial de sécurité afin d’analyser la situation sécuritaire dans la ville et de dégager des mesures concrètes pour assurer la protection des personnes et de leurs biens.
La structure citoyenne dénonce également la présence de barrières payantes sur l’axe Kawizi-Kabunambo, dans la plaine de la Ruzizi, qu’elle attribue à certains Wazalendo. Selon la NSCC, ces barrières constituent une source de tracasseries pour les usagers, contraints de payer à plusieurs reprises pour circuler avec leurs biens.
L’organisation dénonce par ailleurs des tracasseries et des paiements qui seraient différents pour certains membres de la communauté Bashi empruntant cet axe. Une situation qui, selon elle, risque d’avoir des conséquences sur la cohésion sociale dans la région.
« Nous demandons une action urgente visant à supprimer toutes les barrières payantes érigées dans l’intérêt de quelques individus. La libre circulation des personnes et de leurs biens est un droit et non une faveur », écrit Mafikiri Mashimango Martin dans cette correspondance.
La NSCC rappelle que cette revendication avait déjà été formulée lors d’une marche pacifique ainsi que dans un mémorandum déposé au gouvernorat le 27 juillet 2026. Elle salue néanmoins la suppression des barrières payantes sur l’axe Uvira-Fizi et remercie les responsables concernés pour cette mesure.
S’agissant de la RN30, la NSCC rappelle avoir saisi le gouvernement provincial, le 11 juin dernier, pour dénoncer le retard enregistré dans l’exécution des travaux et insister sur la nécessité de mobiliser les engins indispensables à leur réalisation.
À la suite de cette démarche, une rencontre avait été organisée au gouvernorat sous la facilitation du ministre provincial de l’Intérieur afin de rechercher une solution pacifique à cette situation.
La NSCC dit soutenir les initiatives visant à faire avancer les travaux de cette route d’intérêt général. Elle salue notamment la note d’ultimatum adressée à l’entreprise EIS-Africa par le gouverneur du Sud-Kivu, tout en appelant l’autorité provinciale à faire preuve de davantage de fermeté.
« Nous vous demandons donc de faire preuve de davantage de détermination, de fermeté et de sincérité afin que les travaux de la RN30 avancent réellement dans l’intérêt de la population », écrit la NSCC.
La structure citoyenne attire enfin l’attention du gouverneur sur la situation des retournés spontanés ainsi que sur le dossier des pavés financés sur les fonds issus des carburants. Elle considère ces questions comme des préoccupations majeures nécessitant des mesures urgentes et appropriées de la part des autorités provinciales.
La NSCC Sud-Kivu réaffirme son engagement à défendre pacifiquement les intérêts de la population et se dit disponible pour tout échange constructif avec les autorités. Elle prévient toutefois que des actions citoyennes pacifiques et conformes à la loi pourraient être envisagées si les revendications jugées légitimes ne trouvent pas de réponses satisfaisantes.

 

Matumabiri Masumbuko Matou 

TAN

TAN MEDIA

Journaliste - Blogueur

Passionné par l'actualité africaine

Mots-clés

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

Format: +243XXXXXXX ou 0XXXXXXXX (RDC)

Maximum 2000 caractères

Vos informations ne seront pas partagées

Soyez le premier à laisser un commentaire