Uvira : la fréquentation scolaire en hausse, mais toujours en dessous de la normale dans la sous-division Uvira 1
La reprise des activités scolaires s’observe progressivement dans la sous-division éducative Uvira 1, dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Ce lundi 2 février 2026, plusieurs enfants ont de nouveau repris le chemin de l’école, contrairement à la semaine précédente marquée par une faible affluence dans les établissements scolaires.
Ce constat a été fait par notre rédaction à l’issue d’une ronde effectuée dans plusieurs écoles publiques et privées de la sous-division Uvira 1. Si une amélioration est perceptible, la fréquentation scolaire demeure néanmoins inférieure à la normale, avec de nombreuses salles de classe encore clairsemées.
Cette situation s’explique en grande partie par les déplacements massifs de la population vers les pays voisins. Ces dernières semaines, plusieurs familles ont quitté Uvira et ses environs, redoutant les conséquences des violences et de l’insécurité persistante dans certaines zones de la province du Sud-Kivu.
Contacté par notre rédaction, le sous-proved de la sous-division éducative Uvira 1, Malumbi Wasikal, a fait état d’une reprise inégale selon les types d’établissements. D’après lui, environ 80 % des élèves sont présents dans les écoles privées, tandis que le taux de fréquentation dans les écoles publiques est estimé à près de 40 %.
L’autorité scolaire indique que l’appel à la reprise des cours a été lancé depuis plusieurs semaines. Elle encourage les parents à renvoyer leurs enfants à l’école, rappelant que le programme scolaire national reste inchangé, malgré les interruptions enregistrées dans plusieurs établissements de la province.
Pour rappel, de nombreuses écoles du Sud-Kivu ont été contraintes de suspendre temporairement leurs activités à la suite des affrontements ayant opposé les forces loyalistes, appuyées par leurs alliés, aux éléments du M23-AFC, également soutenus par des alliés. Ces perturbations ont eu un impact direct sur le déroulement normal de l’année scolaire.
Dans ce contexte marqué par l’instabilité sécuritaire, les autorités éducatives locales misent sur une reprise progressive des cours afin de limiter les conséquences de ces perturbations sur l’apprentissage des enfants et sur le respect du calendrier scolaire national.