Uvira : deuxième jour de paralysie des activités après le retour du général Gasita
Pour le deuxième jour consécutif, la ville et le territoire d’Uvira connaissent une paralysie totale des activités. Boutiques, magasins, stations-service et même les marchés sont restés fermés jusque tard dans la soirée de mardi, plongeant la population dans une situation de plus en plus difficile.
Sur l’artère principale, seuls quelques piétons osaient circuler, craignant des tirs de sommation effectués par les éléments Wazalendo positionnés le long de la route nationale.
Selon plusieurs sources locales, cette paralysie fait suite à un mot d’ordre lancé par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) et les groupes d’autodéfense Wazalendo. L’objectif serait de manifester leur mécontentement après le retour à Uvira du général Olivier Gasita, commandant adjoint de la 33ᵉ région militaire, revenu dans la région après plusieurs mois d’absence.
Des acteurs de la société civile reprochent au général d’avoir joué un rôle dans la chute de la ville de Bukavu en février dernier. Sa présence à Uvira, depuis lundi, a ainsi ravivé des tensions et provoqué l’arrêt des activités économiques.
La population locale, qui vit essentiellement au jour le jour, est la première victime de cette situation. « Chez moi, je n’ai aucun stock de nourriture. La vie est devenue compliquée. Si les activités ne reprennent pas rapidement, nous allons mourir de faim », a témoigné un père de famille ayant requis l’anonymat. Celui-ci appelle le gouvernement central à s’impliquer pour trouver une solution afin de permettre un retour à la normale.
Jusqu’à ce mercredi 3 septembre , aucune autorité officielle ne s’est exprimée sur cette crise qui paralyse la ville et suscite l’inquiétude des habitants.