Union africaine : Le Burundi aux commandes, João Lourenço boucle son mandat
Le président angolais João Lourenço a officiellement achevé son mandat à la tête de l’Union africaine (UA), exercé de février 2025 à février 2026. La cérémonie de passation de pouvoir s’est tenue à Addis-Abeba, en marge de la 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement.
Au terme des travaux, la présidence tournante de l’organisation panafricaine a été confiée au chef de l’État burundais, Évariste Ndayishimiye, élu président en exercice pour l’année 2026. Son accession intervient dans un contexte continental marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment dans la région des Grands Lacs et la Corne de l’Afrique, mais aussi par des enjeux liés à l’intégration économique et à la gouvernance institutionnelle.
Dans son allocution de clôture, João Lourenço a adressé ses « plus vifs succès » à son successeur, saluant son engagement en faveur de l’unité africaine, de la paix et du développement inclusif. Il a également remercié les États membres pour leur collaboration durant son mandat, soulignant les efforts menés en matière de médiation diplomatique et de consolidation de la coopération interafricaine.
Le sommet 2026 est placé sous le thème de la sécurité hydrique, avec pour priorité la garantie d’un accès durable à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement sûrs, en cohérence avec l’Agenda 2063. Les dirigeants africains ont insisté sur la nécessité d’investissements accrus dans les infrastructures hydrauliques, face aux effets du changement climatique et à la croissance démographique rapide du continent.
En marge de la rencontre, plusieurs échanges diplomatiques ont également eu lieu. Le nouveau président en exercice s’est entretenu avec le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ainsi qu’avec le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, réaffirmant sa volonté de renforcer la coopération multilatérale et les mécanismes africains de prévention des conflits.
La présidence burundaise s’ouvre ainsi sur un agenda chargé, combinant sécurité, intégration régionale, développement durable et réformes institutionnelles, avec l’ambition affichée de traduire les engagements politiques en résultats concrets pour les populations africaines.