samedi 27 juin 2026

Sud-Kivu : Les organisations féministes dénoncent l’inaction face aux féminicides dans les zones minières

TAN
La Rédaction Journaliste
2.245 min de lecture
Mis à jour le 03/08/2025
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Sud-Kivu : Les organisations féministes dénoncent l’inaction face aux féminicides dans les zones minières
Sud-Kivu : Les organisations féministes dénoncent l’inaction face aux féminicides dans les zones minières

Après le viol et le meurtre de la jeune Bitondo Byamungu Tatiana, 13 ans, à Kamituga, plusieurs organisations féminines et féministes de la République Démocratique du Congo dénoncent une inaction coupable des autorités. Dans une déclaration solennelle rendue publique, elles expriment leur indignation et leur colère face à ce qu’elles considèrent comme une complicité tacite dans la recrudescence des violences sexuelles et des féminicides qui frappent les zones minières.

Le drame est survenu le jeudi 31 juillet 2025. L’adolescente s’était rendue à la rivière Bitanga, au lieu-dit Kavala, pour laver ses habits lorsqu’elle a été agressée par Landry Kitoga Kilosho alias « Ndino », un jeune homme d’une vingtaine d’années. Selon les témoignages, celui-ci l’aurait violée, tuée puis enterrée clandestinement. Après avoir tenté de fuir vers Mulungu, dans le territoire de Shabunda, l’auteur présumé a été arrêté le lendemain à Lupupu et placé en détention en attendant son jugement.

Les organisations signataires rappellent que ce crime n’est pas un cas isolé. Dans les zones minières de Kamituga, elles observent une multiplication des violences sexuelles souvent suivies de meurtres, dans un contexte marqué par l’exploitation minière anarchique, la pauvreté extrême et l’impunité. Elles affirment que les autorités locales avaient été averties à plusieurs reprises du comportement dangereux de l’agresseur présumé, sans qu’aucune mesure préventive ne soit prise. Pour elles, cette passivité équivaut à une complicité.

Elles exigent l’ouverture d’une enquête indépendante menée hors de toute influence locale, la condamnation exemplaire de l’auteur présumé et des responsables qui ont failli à leur devoir, ainsi que la mise en place urgente de mécanismes de protection pour les femmes vivant dans les zones minières. Elles réclament également la démission des autorités locales et policières jugées défaillantes.

Enfin, elles appellent les ONG de défense des droits des femmes à documenter systématiquement les cas de féminicides et à plaider pour leur reconnaissance comme crime spécifique en RDC. Elles invitent chaque citoyen à élever la voix afin que justice soit rendue à Bitondo Byamungu Tatiana et à toutes les victimes de cette barbarie .

TAN

TAN MEDIA

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Passionné par l'actualité africaine

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