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Sud-Kivu : les enseignants interpellent la CARITAS/Uvira sur le non-paiement de leurs salaires

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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Sud-Kivu : les enseignants interpellent la CARITAS/Uvira sur le non-paiement de leurs salaires
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À l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, les professionnels de l’éducation regroupés au sein de l’Intersyndicat des enseignants du Sud-Kivu 2 ont adressé une lettre de réclamation urgente à la coordination de la CARITAS/FOD Uvira. Ils exigent le paiement intégral de leurs salaires et frais de fonctionnement pour les mois d’août et septembre 2025.

Les enseignants de plusieurs établissements publics de la province éducationnelle Sud-Kivu 2, notamment ceux des territoires d’Uvira et de Fizi, tirent la sonnette d’alarme face au non-paiement de leurs salaires, primes de gratuité et frais de fonctionnement. Dans une correspondance adressée à l’abbé coordinateur de la CARITAS/FOD Uvira, ils expriment leur « profonde préoccupation » et dénoncent une situation qu’ils qualifient « d’injustifiée et inacceptable ».

Selon le document signé le 6 octobre 2025  par J. Pierre Irengé Batachoka, président et porte-parole de l’Intersyndicat, et Paul Fanaka Alfayo, rapporteur, les enseignants déplorent la tendance de ne payer qu’un seul mois sur deux, une pratique qui, selon eux, « expose inutilement les enseignants au stress et à la précarité ». « Le Gouvernement de la République a déjà mis à disposition tout le fond et les listings de paie de tous les mois encore impayés à ce jour », indique la lettre, appelant la CARITAS à régulariser la situation sans délai.

 

Les enseignants craignent une répétition de la crise de 2016, où 15 mois de frais de fonctionnement s’étaient évaporés sans explication. Pour éviter ce qu’ils qualifient de « détournement », ils exigent le paiement total et sans condition des deux mois dus (août et septembre 2025).

À défaut d’une réponse satisfaisante dans un délai de 72 heures, l’Intersyndicat menace d’initier des actions syndicales pour revendiquer ses droits.

Les signataires sollicitent également l’implication des autorités provinciales et nationales afin d’éviter une détérioration du climat social dans le secteur de l’enseignement.

« Nous demandons une solution urgente avant que les choses ne dégénèrent », ont-ils écrit dans leur lettre.

 

Cette revendication intervient alors que le pays célèbre la Journée mondiale des enseignants, un contexte symbolique qui rappelle l’importance du rôle de ces acteurs dans la construction du système éducatif congolais, souvent confronté à des difficultés salariales chroniques.

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