Sud-Kivu : Le Groupe de presse Sauti ya Wahamiaji appelle les journalistes à s'intéresser aux personnes déplacées
À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le groupe de presse Sauti ya Wahamiaji lance un appel aux professionnels des médias afin qu’ils accordent davantage d’attention aux personnes déplacées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Dans un message prononcé ce vendredi, le responsable de cette organisation médiatique, Asandi Muzungu Tony, souligne l’urgence pour les journalistes de donner la parole à ces populations déplacées, souvent négligées dans le traitement de l’information.
« Ces personnes traversent une vie difficile dans les villes et villages d’accueil. Il est temps que les journalistes tendent leurs micros pour recueillir leurs témoignages, mettre en lumière leurs défis et relayer leurs recommandations », a-t-il déclaré.
M. Muzungu invité également les déplacés à s’exprimer librement, à l’instar des autres citoyens, afin de faire entendre leurs voix et faciliter les actions d’aide humanitaire.
Le responsable du groupe Sauti ya Wahamiaji a en outre lancé un appel aux organisations œuvrant dans le secteur des médias pour soutenir les initiatives visant à couvrir les réalités vécues par les déplacés. Il a plaidé pour une collaboration accrue avec les ONG humanitaires, notamment celles actives dans la défense des droits des personnes déplacées, des réfugiés et dans le domaine de la santé.
La région Est de la République démocratique du Congo continue de faire face à une dégradation de la situation sécuritaire, entraînant des déplacements massifs de populations. Dans plusieurs localités du Sud-Kivu, des enfants ont abandonné l’école, et de nombreuses familles vivent dans des conditions précaires.
M. Muzungu appelle donc les acteurs humanitaires à renforcer leur présence pour venir en aide à ces communautés vulnérables, affectées par les conflits armés persistants dans la région.