Sud-Kivu : la SOCICO-RDC dénonce le non-paiement des enseignants dans les territoires de Fizi, Uvira et Mwenga
La Société civile des compatriotes congolais (SOCICO-RDC), secteur de Ngandja, a exprimé sa vive préoccupation face au retard de paiement des salaires des enseignants dans les territoires de Fizi, Uvira et Mwenga, une situation qui affecte gravement les familles concernées, notamment en cette période de fêtes de fin d’année.
Selon Enyambwe Assa Mkumu, président sectoriel de la Société civile des compatriotes congolais (SOCICO-RDC), secteur de Ngandja, les enfants des enseignants sont parmi les principales victimes de cette situation. « Les enseignants totalisent déjà deux mois sans salaire. Cette réalité prive leurs enfants de la joie de Noël et des fêtes de fin d’année », a-t-il déclaré.
La SOCICO-RDC attribue cette situation au dysfonctionnement du système de paie, particulièrement au niveau des services chargés du paiement, notamment CARITAS Uvira, accusée de multiples irrégularités. La société civile rappelle qu’un enseignant, en tant que travailleur régulièrement matriculé par l’État congolais, mérite de percevoir son salaire au plus tard le 25 de chaque mois, conformément aux normes en vigueur.
Face à cette situation jugée alarmante, la SOCICO-RDC appelle les autorités éducatives provinciales et nationales, ainsi que les structures impliquées dans la paie des enseignants, à agir en urgence afin de régulariser les salaires impayés et prévenir de nouvelles crises sociales.
Pour Enyambwe Assa Mkumu, l’avenir des enfants congolais est directement lié à la valorisation du corps enseignant. Il exhorte les autorités à prendre des mesures concrètes et à sanctionner les agents responsables des retards injustifiés. « Sans une éducation de qualité, il ne peut y avoir ni développement ni avenir durable pour notre pays. L’enseignant demeure le pilier fondamental de la société », a-t-il souligné.
En conclusion, la Société civile des compatriotes congolais invite les agents de CARITAS Uvira à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme dans l’exercice de leur mission, rappelant que le pouvoir qui leur est confié vise avant tout le bien-être des enseignants et de leurs familles.