Sud-Kivu : la Nouvelle Société Civile congolaise axe Sud rejette la contribution de 3 000 FC exigée aux parents pour la formation des enseignants
La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud du Sud-Kivu, s’oppose au paiement des 3 000 francs congolais exigés aux parents d’élèves dans plusieurs écoles de la province pour financer la formation des enseignants. La décision a été annoncée ce samedi 22 novembre lors d’un meeting populaire organisé dans la commune de Mulongwe, en territoire d'Uvira.
Ont pris part à cette rencontre les enseignants, des parents d’élèves, des représentants des comités des parents et des enseignants, plusieurs leaders communautaires, ainsi que le député provincial Bubasha Tangani’a David.
Selon Freddy Mudeba, coordonnateur adjoint de la NSCC axe Sud du Sud-Kivu, cette position reflète la volonté de la population qui, selon lui, a rejeté « catégoriquement » cette contribution.
« La base, composée des enseignants et des parents, n’a pas été consultée. La procédure est biaisée. Nous disons non au paiement des 3 000 FC pour la formation des enseignants, car chacun connaît la situation économique difficile que traversent les familles du Sud-Kivu », a déclaré Freddy Mudeba devant les participants.
Il annonce qu’une délégation de la NSCC se rendra auprès du gouverneur de province, Jean Jacques Purusi Sadiki, afin de solliciter l’annulation de l’arrêté provincial ayant instauré ces frais. « Nous demandons à l’autorité provinciale de revoir et d’annuler cet arrêté dans un bref délai », a-t-il insisté.
Concernant les frais déjà perçus dans certaines écoles, le coordonnateur adjoint a assuré que les préfets d’établissement procéderont au remboursement.
De son côté, le représentant du comité provincial des parents, Patient Nsindabagomba, soutient l'initiative de cette contribution. Il estime que ces fonds sont nécessaires pour recycler les enseignants et renforcer leurs compétences.
« Je suis pour cette contribution, car elle permettra de former nos enseignants. Même si je ne suis pas le décideur de cette somme, elle reste importante pour améliorer leur niveau et les adapter aux nouvelles méthodes d’enseignement », a-t-il déclaré.
Pour rappel, un arrêté signé au début de l’année par le gouverneur du Sud-Kivu, Jean Jacques Purusi Sadiki, fixe cette contribution à 3 000 FC pour appuyer la formation des enseignants ainsi que la construction des salles destinées à ces sessions de renforcement des capacités.