Sud-Kivu : L'opposition politique et les forces vives dénoncent les exactions attribuées aux FARDC à Kabare .
Bukavu, 10 février 2025 – Le bloc de l’opposition politique et des forces vives du Sud-Kivu exprime son indignation face aux pillages, tracasseries, viols et violences attribués à des éléments présumés indisciplinés des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Kabare.
Dans un communiqué rendu public ce lundi, cette organisation affirme avoir suivi avec consternation les exactions commises entre le mercredi 5 et le samedi 8 février 2025 dans les localités de Katana, Kavumu, Miti, une partie de la ville de Bukavu ainsi que dans la plaine de la Ruzizi. Selon le bloc, ces actes de violence auraient causé la mort de plus d’une dizaine de personnes, des pertes matérielles importantes et un profond traumatisme au sein des populations locales. Il souligne également que ces abus se poursuivent encore à ce jour.
Tout en saluant les efforts de l'armée congolaise pour mettre fin aux conflits en cours malgré les conditions difficiles dans lesquelles elle opère, l'opposition politique et les forces vives du Sud-Kivu condamnent fermement ces actes imputés à certains militaires indisciplinés. Elles présentent leurs condoléances aux familles des victimes et appellent les autorités militaires et politico-administratives à prendre des mesures urgentes pour rétablir l’ordre et la sécurité dans cette partie de la province, particulièrement en cette période où certaines zones sont menacées par la guerre menée par le Rwanda sous couvert du M23-AFC.
Le bloc de l’opposition politique et des forces vives exhorte également la société civile, toutes tendances confondues, à faire preuve de patriotisme et de vigilance en dénonçant toute forme d’abus. Il appelle à la résistance contre toute tentative d’exploitation des populations civiles, notamment lorsque celles-ci sont utilisées comme boucliers humains, comme dans le cas de l’installation d’armes lourdes dans des zones densément peuplées.
« Le temps est venu pour une dénonciation courageuse et vocale de ces dangers qui menacent la République sur tous les fronts. Le courage de l’archevêque de Bukavu, qui a interpellé les autorités dans sa lettre du 7 février, est à saluer, de même que l’initiative de la CENCO et de l’ECC pour résoudre la crise multiforme qui secoue actuellement notre pays », souligne le communiqué.
Enfin, le bloc de l’opposition politique et des forces vives appelle le gouvernement central à assumer pleinement ses responsabilités, conformément à la Constitution, en sanctionnant fermement les actes barbares commis par certains éléments des forces de l’ordre. Il invite également la population à soutenir son combat pour le respect des lois et des principes fondamentaux du pays, acquis au prix de grands sacrifices.
Tumaini Africa News