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Sud-Kivu : 50 jeunes femmes formées à Uvira sur les résolutions 1325 et 2250 et la participation politique

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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Sud-Kivu : 50 jeunes femmes formées à Uvira sur les résolutions 1325 et 2250 et la participation politique
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Cinquante jeunes femmes prennent part, depuis mercredi à Uvira, à une session de formation axée sur les résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, les droits des femmes et des filles, l’égalité de genre ainsi que la gestion et la transformation des conflits.
Organisée par le Cercle d’Échange pour le Développement des Jeunes dans la région des Grands Lacs (CEDEJ-GL), cette activité se tient dans la salle des femmes de la mairie d’Uvira, dans la commune de Kalundu, quartier Kimanga. Elle s’inscrit dans la deuxième phase du projet « Wasichana na Amani », destiné à promouvoir la participation des jeunes femmes aux processus décisionnels et aux initiatives de paix au Sud-Kivu.
La formation, qui se déroule sur deux jours, vise à renforcer les capacités des participantes afin de leur permettre de jouer un rôle actif dans la consolidation de la paix et la gouvernance locale.
Dans son mot d’ouverture, Aline Shuni, chargée de projet au sein du CEDEJ-GL, a salué l’engagement des participantes. Elle a insisté sur la nécessité de promouvoir le leadership féminin au niveau local.
« Il est essentiel d’outiller les jeunes femmes pour qu’elles participent pleinement aux instances de prise de décision et contribuent à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix », a-t-elle déclaré.
De son côté, la facilitatrice du projet, Immaculée Fatuma Ndaga, a expliqué que cette initiative vise à améliorer les connaissances et les compétences des jeunes filles afin de favoriser leur participation significative à la vie publique.
« Ce projet permet aux jeunes femmes de remettre en question certaines normes sociales destructrices et de revendiquer leur place dans les espaces décisionnels », a-t-elle précisé.
Malgré les avancées juridiques enregistrées en matière des droits des femmes, plusieurs obstacles persistent. Parmi les défis évoqués figurent l’insuffisance d’éducation et de compétences, le manque de confiance en soi, les normes sociales discriminatoires ainsi que certaines pratiques communautaires défavorables à l’autonomisation des jeunes filles.
Les échanges ont également porté sur l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité », mettant en lumière le fossé existant entre les femmes et les espaces de prise de décision.
Au-delà de l’analyse des défis, la formation ambitionne d’aboutir à des résultats concrets, notamment le renforcement des capacités des participantes, la promotion du dialogue intergénérationnel et le développement d’actions de plaidoyer auprès des autorités locales.
Un module spécifique consacré aux droits des femmes et des filles ainsi qu’à l’égalité de genre a été dispensé. Les participantes sont encouragées à approfondir leurs connaissances en matière des droits humains, à identifier les cas de violations et à développer des stratégies pratiques pour défendre leurs droits au sein de leurs communautés.
À travers cette initiative, le CEDEJ-GL entend contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes femmes leaders, capables de participer activement à la vie politique et de promouvoir une société plus équitable et pacifique au Sud-Kivu.
 

Pour la rédaction : Rachel Neema

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