Shabunda : Trois creuseurs artisanaux meurent dans un éboulement au site minier de Kisasa
Trois jeunes exploitants miniers artisanaux ont trouvé la mort mardi 17 février 2026 à la suite d’un accident survenu au site minier de Kisasa, situé dans le groupement de Bangoma, en territoire de Shabunda, dans la province du Sud-Kivu.
Selon des sources locales concordantes, les victimes exploitaient du minerai dans un puits à ciel ouvert, communément appelé « drain », lorsqu’un éboulement de terre s’est produit. Les trois creuseurs auraient été ensevelis après l’effondrement soudain des parois du puits. Malgré les efforts déployés par d’autres exploitants présents sur le site, ils n’ont pas pu être sauvés.
Les corps ont été récupérés plusieurs heures après le drame, dans un contexte marqué par l’absence d’équipements appropriés pour des interventions rapides. Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités locales sur les circonstances exactes de cet accident.
Le site minier de Kisasa est situé dans une zone particulièrement enclavée du territoire de Shabunda. L’accès nécessite environ 24 heures de marche à pied, suivies de trois à quatre heures de navigation en hors-bord. Cet isolement complique considérablement les opérations de secours et rend difficile l’évacuation rapide des victimes vers des structures sanitaires en cas d’accident.
Ce drame s’ajoute à une série d’incidents similaires déjà enregistrés dans plusieurs sites miniers artisanaux de la région. Les conditions de travail y sont souvent décrites comme précaires, caractérisées par un manque d’encadrement technique, l’insuffisance d’équipements de protection individuelle et l’absence de mesures efficaces de prévention des risques. Les éboulements, cas d’asphyxie et autres accidents miniers y sont régulièrement signalés.
Des acteurs locaux indiquent que les creuseurs artisanaux sollicitent à plusieurs reprises l’appui des autorités compétentes du secteur minier afin d’améliorer leurs conditions de travail et de renforcer la sécurité sur les sites d’exploitation. Toutefois, selon ces sources, ces appels seraient restés sans réponse concrète.
Les familles des victimes sont désormais plongées dans le deuil, tandis que les activités minières se poursuivent dans cette partie du Sud-Kivu, malgré les risques persistants.
La rédaction.