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Sange : Une femme sexagénaire tuée chez elle , indignation de la société civile .

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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Sange : Une femme sexagénaire tuée chez elle , indignation de la société civile .
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L’émotion est vive  dans la cité de  Sange au  quartier   Kinanira 1, territoire d'Uvira au Sud-Kivu . Ceci après l’assassinat brutal de Joséphine Nabinwa Basemo, une femme d’une soixantaine d’années, tuée dans la soirée du jeudi 17 juillet 2025 à son domicile, sur l’avenue Kalimbi.

Selon les premiers témoignages recueillis par Tumaini Africa News, l’attaque s’est produite aux environs de 20 heures. Des individus non identifiés auraient fait irruption dans sa maison avant de commettre leur forfait. Les assaillants se sont volatilisés dans la nature, laissant derrière eux un crime sordide et une communauté sous le choc.

> "Nous vivons un temps où il faut témoigner notre concentration et notre patriotisme extrême pour défendre la patrie", a réagi Paul Byamungu Shamamba, coordonnateur territorial de la  Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), dans un communiqué officiel.

 

Face à cet acte qualifié d’ignoble, la NSCC/Uvira exhorte les autorités locales à sortir de leur silence et à restaurer urgemment l’autorité de l’État. Elle appelle également la population à renforcer la vigilance communautaire et à dénoncer tout comportement suspect.

L’organisation rappelle que cet assassinat s’ajoute à une longue série de violences enregistrées ces dernières semaines dans le territoire d’Uvira, où les civils, et notamment les femmes, sont devenus les cibles privilégiées d’une insécurité rampante.

Dans la même lignée, l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP/Sud-Sud-Kivu) dénonce une montée inquiétante des violences basées sur le genre. Elle rappelle qu’un autre drame a frappé la ville d’Uvira le week-end dernier : une jeune fille y a été violée puis tuée dans des circonstances similaires.

> "Trop, c’est trop. Il faut des enquêtes sérieuses et des sanctions exemplaires", martèle l’UFMP, qui interpelle les autorités judiciaires à faire preuve de diligence pour que justice soit rendue.

 

Face à la multiplication des attaques contre les personnes vulnérables, les organisations locales demandent à l’État congolais de respecter l’article 16 de la Constitution, qui stipule que « la personne humaine est sacrée », et de ne plus banaliser l’atrocité.

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