jeudi 24 septembre 2026

RDC : Félix Tshisekedi lance un Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État

TAN
La Rédaction Journaliste
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RDC : Félix Tshisekedi lance un Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État
RDC : Félix Tshisekedi lance un Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État

RDC : Félix Tshisekedi lance un Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

 

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement annoncé, jeudi 27 août, le lancement d’un Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. L’annonce a été faite depuis le Palais de la Nation, à Kinshasa. À travers cette initiative, le Chef de l’État entend ouvrir un processus national destiné à examiner les causes profondes des crises qui secouent régulièrement le pays et à dégager des solutions durables pour la paix, l’unité nationale et le renforcement des institutions.

 

« L’ambition de ce Dialogue est claire : permettre au peuple congolais de ne plus seulement répondre aux manifestations successives de nos crises, mais d’en traiter enfin les ressorts profonds », a déclaré Félix Tshisekedi.

 

Des consultations dans les 26 provinces

 

Prévu pour une durée maximale de trois mois, le processus débutera par une phase de consultations dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo. Ces échanges devront ensuite conduire à la tenue des assises nationales à Kinshasa.

Selon le Président de la République, ce Dialogue devra se démarquer des expériences antérieures en mettant l’accent sur la consolidation de l’État et de ses institutions plutôt que sur une logique de partage du pouvoir.

 

Le Chef de l’État a ainsi insisté sur ce qu’il considère comme une rupture majeure avec les précédents processus politiques : «Il ne s’agira pas d’un partage de pouvoir, mais d’une démarche axée sur la consolidation de l’État et de ses institutions.»

 

Des lignes rouges clairement établies

 

Félix Tshisekedi a également fixé plusieurs limites à la participation au Dialogue. Les acteurs engagés dans la lutte armée contre la République, ceux qui occupent une partie du territoire national ou qui agissent au service d’une puissance étrangère ne pourront pas prendre part au processus en tant que composantes politiques.

Le Président a été catégorique quant à la nature du Dialogue : « Le Dialogue ne constituera ni une négociation avec l’agresseur ou ses supplétifs ni un moyen détourné de remettre en cause le choix souverain du peuple exprimé par les urnes.»

 

Il a également précisé que cette initiative ne saurait conduire à la suspension des institutions de la République, lesquelles continueront à exercer pleinement leurs prérogatives jusqu’au terme constitutionnel de leurs mandats.

Pas d’amnistie générale pour les crimes graves. La question de la justice et de la lutte contre l’impunité a également occupé une place importante dans l’intervention présidentielle. Félix Tshisekedi a exclu toute amnistie générale en faveur des auteurs de crimes graves.

 

« La paix ne saurait signifier l’impunité. Les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les actes de génocide, les violences sexuelles graves et les autres crimes imprescriptibles ne pourront être effacés par une amnistie générale ni sacrifiés au nom d’un compromis politique. Nous ne construirons pas la réconciliation sur l’oubli », a-t-il affirmé. Pour le Chef de l’État, la recherche de la paix et de la réconciliation nationale doit donc aller de pair avec le respect de la justice et la responsabilité des auteurs des crimes les plus graves.

 

Des mesures de décrispation politique annoncées estimant qu’un dialogue sincère ne peut se tenir sans un environnement politique apaisé, le Président de la République a annoncé la mise en place de mesures de confiance et de décrispation politique. Il a assuré que le processus devra garantir une expression libre et responsable des différentes sensibilités du pays.

 

« Ce Dialogue garantira une parole libre, contradictoire et responsable, dans le respect de la Constitution, des lois de la République et de l’intérêt national », a déclaré Félix Tshisekedi. À l’issue des travaux, les participants devront adopter un Pacte national, qui sera accompagné d’une stratégie précise de mise en œuvre.

 

Un appel au sursaut national. 

 

Dans sa conclusion, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a lancé un appel à l’unité et au dépassement des divisions politiques et sociales, estimant que l’avenir de la République exige un engagement collectif. « L’heure n’est plus aux postures stériles. L’heure n’est plus aux querelles de préséance ni aux fractures entretenues au détriment du peuple. L’heure est au sursaut, à l’unité et à l’action. Car si la démocratie nous autorise à nous opposer, la Patrie, elle, nous interdit de nous déchirer », a conclu le Chef de l’État.

 

Ce Dialogue national s’annonce ainsi comme une nouvelle étape politique majeure pour la République démocratique du Congo. Reste désormais à savoir comment se dérouleront les consultations provinciales et si ce processus parviendra à rassembler les différentes forces vives de la nation autour d’un consensus durable en faveur de la paix, de la cohésion nationale et de la refondation de l'Etat.

 

Mukamba Mulebelwa Big-Mercy

TAN

TAN MEDIA

Journaliste - Blogueur

Passionné par l'actualité africaine

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