Mwenga :Le député Trésor Mutiki dénonce l'assassinat d'un civil à Mela par un élément des FARDC .
Le député national Trésor Mutiki, élu du territoire de Mwenga, a fermement condamné le meurtre de M. Lupeta Alphonse, un habitant de Mela, survenu ce mardi 3 décembre 2024. Ce dernier a été abattu par un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au marché de Myembe, après une dispute entre ce militaire et une vendeuse de boissons. L’incident s’est déroulé dans la chefferie des Wamuzimu, entre Kitutu et Kakemenge, dans la province du Sud-Kivu.
Dans un communiqué publié le même jour, Trésor Mutiki a dénoncé avec véhémence cet acte qu’il qualifie de lâche et inhumain. Il a souligné que ces assassinats deviennent de plus en plus fréquents dans la région, souvent perpétrés dans un contexte d'impunité, sous le regard silencieux des autorités nationales.
Militaires et sociétés minières accusés
Le député a également mis en lumière le rôle des sociétés minières à capitaux chinois, dont certaines bénéficient de la protection armée des FARDC. Selon lui, ces entreprises, impliquées dans l'exploitation illégale des ressources minières, sont responsables de nombreuses violations des droits des populations locales, ainsi que de la destruction de l’environnement.
Parmi ces entreprises, la société chinoise Yellow Stone est particulièrement pointée du doigt. Le militaire auteur du meurtre serait d’ailleurs affecté à la garde de cette société, qui opère illégalement dans la région de Lugushwa.
Appels à des actions concrètes
Trésor Mutiki a formulé plusieurs revendications :
- Ouverture d’un procès contre le militaire impliqué et ses complices, y compris les responsables de la société Yellow Stone.
- Suspension immédiate des activités minières de Yellow Stone et d’autres sociétés ne respectant pas le Code minier de la RDC.
- Programmation urgente d’une interpellation au Parlement pour aborder les problématiques liées à l’exploitation minière illégale dans le Sud-Kivu et à Mwenga en particulier.
Le député insiste également sur la nécessité de prendre en charge les besoins des populations locales, souvent victimes de ces activités illicites et d’un manque de protection de la part des autorités.
Contexte
Pour rappel, le territoire de Mwenga est fréquemment cité dans les rapports dénonçant l’exploitation illégale des ressources naturelles par des entreprises étrangères. Ces activités s’accompagnent souvent de graves violations des droits humains, dans un contexte de complicité ou d’inaction des autorités locales et nationales.
Mukamba Mulebelwa Big-Mercy
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