Mwenga : La SOCEARUCO dénonce la poursuite présumée des activités minières industrielles malgré leur suspension.
La Société Civile Environnementale et Agro-Rurale du Congo (SOCEARUCO), coordination territoriale de Mwenga-Kamituga, alerte les autorités sur la poursuite présumée de certaines activités minières industrielles dans le territoire de Mwenga, malgré la mesure de suspension décidée par le gouvernement congolais.
Dans une correspondance adressée au ministre national des Mines et transmise à plusieurs autorités nationales, provinciales et locales, cette organisation citoyenne affirme que certaines entreprises continueraient à exploiter des minerais en violation de l'arrêté ministériel du 22 mai 2026 suspendant les activités minières industrielles dans les territoires de Mwenga et de Shabunda.
Selon la SOCEARUCO, la société LUMA poursuivrait ses opérations d'exploitation dans le village de Mitobo, situé dans le groupement des Banampute, en chefferie de Wamuzimu. De son côté, la société STRATEGOS mènerait également des activités minières à Lugushwa, dans le groupement de Bawandeme, toujours en chefferie de Wamuzimu.
L'organisation estime que cette situation constitue une entorse aux décisions des autorités compétentes et pourrait compromettre les efforts engagés par le gouvernement pour assainir le secteur minier et lutter contre l'exploitation irrégulière des ressources naturelles.
Au-delà de l'aspect réglementaire, la SOCEARUCO exprime également ses inquiétudes quant aux impacts environnementaux de ces exploitations. Elle soutient que certaines entreprises ne respecteraient pas les obligations relatives aux études d'impact environnemental ainsi qu'aux cahiers des charges censés garantir la protection de l'environnement et des communautés riveraines.
Face à cette situation, la structure citoyenne sollicite l'intervention urgente du ministère des Mines. Elle plaide pour l'envoi d'une mission d'enquête dans la chefferie de Wamuzimu afin de vérifier les faits sur le terrain, d'évaluer les éventuels dommages causés et de veiller à l'application effective des décisions gouvernementales.
« L'objectif est de faire toute la lumière sur cette situation, d'identifier les responsabilités et de faire respecter la loi », a déclaré Monsieur Mukobelwa Mutekulwa Jean-Pierre, président de la SOCEARUCO.
L'organisation appelle enfin les services compétents de l'État à prendre les mesures nécessaires contre toute personne ou entreprise qui serait reconnue en violation des dispositions en vigueur.
Cette dénonciation intervient dans un contexte marqué par les efforts des autorités et de la société civile pour améliorer la gouvernance du secteur minier dans le territoire de Mwenga, une région riche en ressources naturelles mais confrontée depuis plusieurs années à de nombreux défis liés à leur exploitation.
La rédaction
TAN MEDIA
Journaliste - Blogueur
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