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Kinshasa : Grève des conducteurs, la capitale paralysée ce lundi

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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Kinshasa : Grève des conducteurs, la capitale paralysée ce lundi
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Ce lundi 16 mars, Kinshasa s’est réveillée sous le signe de la paralysie des transports en commun. Les conducteurs de taxis-bus ont entamé une grève dans plusieurs communes de la ville, dénonçant ce qu’ils qualifient de « tracasseries routières » et de contrôles administratifs jugés excessifs par les autorités.
Dès les premières heures de la matinée, de nombreux arrêts de bus étaient désertés. Les habitants ont été contraints de chercher des alternatives coûteuses et parfois dangereuses pour se rendre à leurs lieux de travail ou à leurs rendez-vous. À Selembao, par exemple, le prix des courses entre Molard et Zando a grimpé de 2.000 à 5.000 francs congolais, provoquant la grogne des usagers. Dans des communes proches du centre-ville comme Barumbu, Kinshasa, Nkitambo ou la Gombe, seuls quelques taxis-motos étaient visibles sur les routes, laissant de nombreux Kinois dans l’impossibilité de se déplacer normalement.
« C’est vraiment compliqué aujourd’hui, explique un commerçant de Selembao. Je devais aller à la Gombe pour une réunion, mais tous les taxis étaient absents. J’ai dû payer beaucoup plus pour un taxi-moto, et le trajet était stressant », témoigne-t-il.
Cette grève intervient peu après un communiqué du gouverneur de Kinshasa invitant les conducteurs à se conformer aux exigences du ministère provincial des Transports, notamment la possession d’un permis de conduire en règle, le contrôle technique des véhicules et d’autres documents administratifs. Selon les autorités, ces mesures visent à améliorer la sécurité routière et la régulation du transport urbain.
Pour certains habitants, cependant, cette décision est perçue comme « brutale » et entraîne un désagrément majeur dans la vie quotidienne. La grève rappelle les tensions récurrentes entre les conducteurs et les autorités de la capitale, chaque contrôle ou exigence administrative étant parfois vécu comme un obstacle supplémentaire au transport en commun.
Alors que la journée se poursuit, beaucoup espèrent une reprise rapide du service pour permettre aux Kinois de vaquer à leurs occupations. Les discussions entre les syndicats de conducteurs et les autorités provinciales pourraient déterminer la fin de cette paralysie.
Myango Joseph, Kinshasa

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