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Kamituga : un présumé voleur armé lynché et brûlé vif par la population à Camp Six

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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Kamituga : un présumé voleur armé lynché et brûlé vif par la population à Camp Six
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Un jeune homme présenté comme un présumé voleur armé a été lynché puis brûlé vif par une foule en colère, tôt le matin de ce jeudi 22 janvier 2026, au rond-point Camp Six, dans la ville de Kamituga, territoire de Mwenga (Sud-Kivu).
Selon plusieurs sources locales concordantes, l’individu aurait été surpris en flagrant délit de tentative de vol dans un restaurant situé au niveau de l’atelier. Il aurait été armé d’une arme à feu au moment des faits. Alertés par les cris, les propriétaires de l’établissement et des riverains seraient intervenus pour le maîtriser.
Toujours d’après les mêmes sources, le présumé voleur aurait été blessé lors de son interpellation avant d’être conduit jusqu’au rond-point Camp Six, où il a été lynché puis brûlé par la foule.
Cet acte de justice populaire intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des cas de lynchage dans la région de Mwenga et dans la ville de Kamituga. Une situation qui suscite de vives inquiétudes au sein de la population et des organisations locales de défense des droits humains.
Ces organisations dénoncent une montée alarmante des exécutions extrajudiciaires et de l’insécurité, qualifiant la justice populaire de pratique illégale, contraire aux lois de la République démocratique du Congo et aux principes fondamentaux de l’État de droit.
« Quelle que soit la faute présumée, nul ne doit être privé de la vie sans un procès équitable. La justice populaire ne peut en aucun cas se substituer à la justice institutionnelle », a déclaré un défenseur des droits humains basé à Kamituga.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile appellent la population à la retenue et à une collaboration étroite avec les services de sécurité et les instances judiciaires compétentes pour le traitement légal des infractions. Selon plusieurs observateurs, l’impunité et la perte de confiance envers les institutions judiciaires figurent parmi les causes profondes de la résurgence de ces actes.
À ce stade, l’identité de la victime n’a pas encore été établie et aucune information officielle n’est disponible concernant sa famille.
La Rédaction

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