Kalehe : Quatre morts dans une violente altércation entre les Wazalendo et les FARDC
Une violente altercation a secoué le village de Kalungu, sous-village de Chebumba, le 17 décembre 2024, faisant quatre victimes. Les faits se sont déroulés tôt dans la matinée, lorsque des militaires de l’unité Satan 2, en route pour transporter des rations alimentaires de Kalungu vers le village de Numbi, ont croisé plusieurs civils.
Un affrontement tragique
L’incident a éclaté après que les militaires aient exigé de l’aide de la part d’un réserviste qui, en refusant de coopérer, a été tué sur place. Deux autres femmes du village ont été grièvement blessées, selon des témoins sur place. La violence s’est intensifiée lorsque l’un des soldats, en tentant de fuir vers Kitalima, a ouvert le feu sur une femme âgée de plus de 90 ans, entraînant sa mort.
Les Wazalendo, des groupes d’autodéfense locaux, ont rapidement réagi en ouvrant le feu sur les militaires en représailles. Cette riposte a fait deux nouvelles victimes du côté des FARDC, et deux autres militaires ont été blessés.
Une zone toujours instable
La situation sécuritaire est demeurée tendue toute la journée, avec une inquiétude croissante parmi les habitants de Kalungu, qui craignent de nouvelles violences. James Musanganya, président du cadre de concertation de la société civile du groupement de Buzi, a exprimé sa préoccupation face à cette escalade de violence. Il a rappelé qu’en 2024, plus d’une dizaine d’incidents similaires ont été enregistrés dans la région, sans qu’aucune audience foraine n’ait été organisée pour juger les responsables de ces crimes.
Appel à des mesures concrètes
Face à cette situation, James Musanganya a appelé les autorités congolaises et les organisations des droits de l’homme à organiser des audiences foraines pour assurer des sanctions appropriées. « Nous devons agir pour que des mesures concrètes soient prises afin d’éviter que de tels actes ne se répètent », a-t-il ajouté.
Contexte de l’incident
Les Wazalendo sont des groupes d’autodéfense formés par les communautés locales pour se protéger contre les menaces sécuritaires dans l’est de la RDC. Leur présence et leurs actions, bien que souvent motivées par le besoin de protéger la population, entraînent parfois des confrontations violentes avec les forces armées régulières explique James Musanganya .
A notre source d'ajouter , l'incident tragique survenu à Kalungu souligne la persistance des tensions et de l’instabilité dans cette région. Les habitants, pris entre les violences des groupes armés et les actions des forces régulières, attendent des mesures pour rétablir la sécurité et prévenir de futures escalades.
Rédaction .