Itombwe : Une insécurité grandissante inquiète la population
La situation sécuritaire reste précaire dans le secteur d’Itombwe, particulièrement dans le groupement Basimukindji 1, où les violences armées continuent d’alimenter la peur parmi les habitants. Ce dimanche 1er décembre 2024, vers 18h, deux combattants du mouvement d’auto-défense Mutetezi ont été tués et leur motard gravement blessé dans une embuscade tendue par les rebelles du groupe armé Twigwaneho à Mikenge, une localité située dans le groupement Basimukindji 1.
L’information a été confirmée par Masimiki Omari, chef de la localité Bilalo 2. Selon ses précisions, les victimes, en route de Mulima (secteur de Mutambala, territoire de Fizi) vers Kipupu (secteur d’Itombwe), ont été attaquées alors qu’elles traversaient Mikenge à moto. Les assaillants ont ouvert le feu, tuant les deux combattants sur place, tandis que le motard, grièvement blessé, a été transporté d’urgence à l’hôpital général de référence de Mikenge.
Une population sous le choc
Les habitants du secteur d’Itombwe, déjà éprouvés par des attaques répétées, lancent un appel pressant au gouvernement pour des mesures efficaces visant à rétablir la sécurité. Ces derniers dénoncent la recrudescence des meurtres et des violences attribuées aux rebelles de Twigwaneho, dont les agissements sèment la terreur dans la région.
La réaction des autorités militaires
Réagissant sur les ondes de Radio Le Messager du Peuple ce weekend , le lieutenant Mark Elongo, porte-parole de l’armée pour le Sud de la province du Sud-Kivu, a attribué ces violences au groupe Twigwaneho. Selon lui, ces rebelles visent à instaurer un climat de peur et de méfiance entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la population.
« Le groupe armé Twigwaneho cherche toujours à créer une atmosphère d’insécurité dans la région, multipliant massacres et tueries pour ternir l’image des FARDC sur la scène internationale. Leur plan est voué à l’échec, car il est déjà connu. Nous appelons la population à rester vigilante pour déjouer ce plan maléfique », a déclaré le lieutenant Elongo.
Des attentes fortes envers les autorités
Face à cette situation, la population d’Itombwe exige des actions concrètes de la part des autorités nationales et provinciales pour désarmer les groupes rebelles et rétablir durablement la paix. Les habitants espèrent également un renforcement de la présence militaire et des opérations pour neutraliser les groupes armés qui pullulent dans la région.
Les violences dans cette partie du Sud-Kivu continuent de déstabiliser les communautés locales, soulignant l’urgence de mesures sécuritaires robustes et d’un dialogue pour une paix durable.