Société

Itombwe : deux agriculteurs tués et une femme enlevée par des combattants armés à Kalingi

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Partager :
Partagé !
Itombwe : deux agriculteurs tués et une femme enlevée par des combattants armés à Kalingi
Illustration en image

Deux hommes ont été tués et une femme enlevée, mardi 29 juillet 2025, par des combattants armés dans la localité de Kalingi, secteur d’Itombwe, territoire de Mwenga. Ce nouvel épisode de violence vient raviver les tensions dans les sites de déplacés de la région.

Selon la Société civile des compatriotes congolais (SOCICORDC), les victimes, toutes agricultrices déplacées vivant actuellement à TuweTuwe (aire de santé de Mikenge, zone de santé d’Itombwe), s’étaient rendues à leurs champs lorsqu’elles ont été attaquées par des éléments du groupe armé MRDP-Twigwaneho/AFC-M23, installés dans la zone. Les corps des deux hommes ont été inhumés mercredi 30 juillet, tandis que la femme enlevée aurait été retrouvée et placée sous observation médicale à Minembwe-centre.

Ces assassinats surviennent quelques jours seulement après les attaques du village Kahwela, menées par les Wazalendo alliés aux FARDC dans le groupement Basimukindji 1, toujours dans le secteur d’Itombwe. Des affrontements récurrents agitent la région depuis l’installation des combattants MRDP-Twigwaneho/AFC-M23 dans une partie de Rugezi, une zone riche en minerais aurifères autrefois exploitée par l’entreprise Transafrika. Des sources locales affirment que ces groupes armés seraient accompagnés de creuseurs artisanaux qui exploiteraient illégalement les sites miniers et multiplieraient les attaques contre les populations locales.

Dans un autre incident, au village de Kateja, des personnes déplacées se rendant au marché de Makenda (groupement Basimukindji 1) auraient été enlevées par des individus présumés appartenir au groupe armé étranger FNL, dirigé par Aloys Nzabampema.

Depuis la fermeture de la route menant vers le groupement de Bijombo, les prix des denrées alimentaires ont fortement grimpé. Par exemple, un carton de savon qui coûte 80 000 FC à Uvira est vendu jusqu’à 180 000 FC à Bijombo. Les Wazalendo interdisent la revente spéculative et punissent sévèrement les revendeurs interceptés.

Alors que la région d’Itombwe est déjà fragilisée par des déplacements massifs et l’insécurité persistante, ces nouvelles violences soulignent l’urgence d’une action coordonnée des autorités et de la communauté internationale pour protéger les civils et rouvrir les voies d’approvisionnement.

Mots-clés :

Uvira Christian RDC Autres