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Insécurité à Uvira : la NSCC tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des meurtres et vols à main armée

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 08/02/2026 à 15:32
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Insécurité à Uvira : la NSCC tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des meurtres et vols à  main armée
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La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), coordination provinciale Sud-Sud Kivu, alerte sur une détérioration inquiétante de la situation sécuritaire dans la ville d’Uvira. Entre le 04 et le 08 février 2026, plusieurs cas de meurtres, de vols à main armée et de visites domiciliaires ont été documentés, plongeant la population dans un climat de peur permanente.
La ville d’Uvira traverse une période marquée par une insécurité croissante. Selon un communiqué de monitoring publié par le Bureau de la Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud-Sud Kivu, de nombreux actes criminels ont été enregistrés dans différents quartiers de la ville au cours de la période allant du 04 au 08 février 2026.
D’après les informations recueillies par cette organisation citoyenne, les cas recensés concernent notamment des meurtres ciblés, des vols de téléphones commis sous la menace d’armes à feu, ainsi que des visites domiciliaires menées par des porteurs d’armes non autrement identifiés. Ces incidents, indique la NSCC, ont instauré une psychose généralisée au sein de la population locale.
Parmi les faits les plus marquants, la NSCC rapporte qu’un père de famille a été abattu le vendredi 06 février 2026, aux environs de 19 heures, au quartier Nyamianda. La victime aurait été atteinte par balle lors d’un vol de téléphone perpétré par des hommes armés. Ce drame a profondément choqué les habitants de ce quartier, déjà confrontés à des actes récurrents d’insécurité.
Le rapport de monitoring précise également que, durant la même période, 45 maisons ont été visitées par des porteurs d’armes dans plusieurs quartiers de la ville d’Uvira. Lors de ces incursions, plusieurs biens de valeur ont été emportés, accentuant le sentiment d’insécurité parmi les familles victimes. En outre, 27 personnes ont été recensées comme victimes de vols de téléphones, souvent commis en pleine soirée ou la nuit.
Un autre cas dramatique a été documenté le samedi 07 février 2026, aux environs de 20 heures, au quartier Kabimba, communément appelé Kopela. Une jeune fille a été abattue par des hommes armés, toujours dans un contexte de vol de téléphone, renseigne la NSCC. Ce nouvel homicide est venu alourdir un bilan déjà jugé préoccupant par la société civile.
Face à cette situation, le Bureau de la Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise Sud-Sud Kivu estime que la dégradation du climat sécuritaire à Uvira constitue une menace sérieuse pour la vie et les biens des citoyens. L’organisation souligne que l’ampleur des cas enregistrés traduit une insuffisance des mécanismes de prévention et de réponse face à la criminalité armée.
Dans ses recommandations, la NSCC appelle les autorités compétentes à mettre en œuvre de manière effective la politique de démilitarisation des éléments armés présents dans la ville d’Uvira. Elle recommande également l’organisation urgente de séances de travail et de cadres de concertation entre les autorités locales, les services de sécurité et les différentes couches de la population, afin d’identifier des solutions concertées et durables.
La Nouvelle Société Civile Congolaise invite enfin l’État à renforcer les dispositifs de sécurité et à restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et la population, afin de mettre un terme à la spirale de violence qui affecte la ville.

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