lundi 10 août 2026

FIZI : la NSCC Sud-Kivu dénonce le massacre de 16 civils à Mutambala et appelle à une enquête indépendante

TAN
La Rédaction Journaliste
3 min de lecture
Mis à jour le 08/07/2026
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FIZI : la NSCC Sud-Kivu dénonce le massacre de 16 civils à Mutambala et appelle à une enquête indépendante
FIZI : la NSCC Sud-Kivu dénonce le massacre de 16 civils à Mutambala et appelle à une enquête indépendante

La Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du Sud-Kivu a exprimé sa profonde indignation après le massacre de 16 civils et les blessures de 12 autres personnes dans la localité de Mutambala, en territoire de Fizi. Dans une déclaration rendue publique mercredi 8 juillet à Uvira, cette organisation de la société civile appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à diligenter une enquête indépendante afin d'établir les circonstances de cette tragédie.
Selon la NSCC Sud-Kivu, les faits se sont produits le samedi 4 juillet 2026. L'organisation affirme que l'attaque aurait été menée à l'aide d'un drone contre des populations civiles et attribue cette frappe à l'armée rwandaise et aux rebelles du M23. À ce stade, ces allégations n'ont pas été confirmées de manière indépendante.
La NSCC indique que parmi les 16 personnes tuées figurent des femmes et des enfants. Les victimes citées comprennent notamment des membres des familles Makibure et Kiridi, dont Kashindi, son épouse, sa sœur et son enfant, ainsi que Madame Ndabara et ses deux enfants, la fille d'Useni, son enfant et leur babysitter, sans oublier plusieurs membres de la famille Mahinanda.
L'organisation précise également que les 12 blessés sont actuellement pris en charge dans une structure sanitaire située à Nakiheri.
Dans son communiqué, la NSCC affirme que cette attaque s'inscrit dans une série de violences enregistrées ces derniers jours dans le territoire de Fizi. Elle rapporte que, selon les informations qu'elle a recueillies, des frappes de drones auraient causé la mort de sept personnes à Kalundja, dans la ville de Baraka, de cinq autres à Mulima, avant le drame de Mutambala. Elle évoque également la destruction présumée de plusieurs habitations ainsi que d'infrastructures sanitaires et scolaires.
Face à cette situation, la Coordination provinciale de la NSCC Sud-Kivu recommande au Gouvernement de la République démocratique du Congo de renforcer les capacités logistiques et opérationnelles des forces de défense et de sécurité afin d'assurer une meilleure protection des populations civiles. Elle demande également le déploiement d'une mission officielle pour constater les faits sur le terrain et fournir une assistance humanitaire et médicale aux blessés ainsi qu'aux familles des victimes.
À la communauté internationale et régionale, la NSCC sollicite l'ouverture d'une enquête indépendante destinée à établir les responsabilités, documenter les violations présumées des droits humains et du droit international humanitaire, et veiller à ce que les auteurs répondent de leurs actes conformément à la loi.
« La poursuite des massacres de civils risque d'aggraver davantage la situation sécuritaire et humanitaire dans la région », avertit la Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise, qui appelle les autorités nationales ainsi que les partenaires internationaux à agir rapidement pour assurer la protection des populations civiles.
 

Par Matumabiri Masumbuko Matou

TAN

TAN MEDIA

Journaliste - Blogueur

Passionné par l'actualité africaine

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