Fizi : des dizaines de corps exhumés et des maisons détruites après une pluie torrentielle à Kabasa
Une pluie diluvienne survenue dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mai a provoqué des inondations meurtrières dans le village de Kabasa, situé dans le groupement de Babungwe Sud, secteur de Nganja, en territoire de Fizi, au bord du lac Tanganyika. Le bilan provisoire fait état de dizaines de corps déterrés et de nombreuses habitations détruites.
L’information a été confirmée ce samedi 10 mai par l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji Badibanga, au cours d’un entretien téléphonique avec notre rédaction.
« De fortes pluies se sont abattues sur le village de Kabasa dans la nuit de jeudi à vendredi. Ces intempéries ont causé des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts matériels importants », a déclaré Samy Kalonji.
Selon lui, la rivière Kabasa est sortie de son lit, provoquant un fort ruissellement qui a charrié des sables et des pierres, ensevelissant plusieurs habitations.
Les opérations de recherche et de fouille sont toujours en cours. L’administrateur précise que le bilan reste provisoire :
« Jusqu’à présent, nous ne sommes pas encore en mesure d’évaluer ni de donner le nombre exact de décès et de pertes matérielles », a-t-il expliqué.
Face à cette tragédie, Samy Kalonji a exprimé sa compassion envers les familles touchées :
« Je présente mes condoléances les plus attristées aux familles qui ont perdu les leurs », a-t-il dit, appelant le gouvernement provincial et national à venir en aide aux sinistrés.
Par ailleurs, il a souligné l’importance de la protection de l’environnement dans la prévention de telles catastrophes. Il pointe du doigt l’abattage abusif des arbres comme facteur aggravant.
« Nous recommandons aux agents de l’environnement de poursuivre les sensibilisations sur le reboisement. Le respect de l’écosystème est essentiel pour prévenir de tels dégâts à l’avenir », a insisté l’administrateur du territoire.
Actuellement, la majorité des sinistrés se retrouvent sans abri, contraints de passer la nuit à la belle étoile dans des conditions extrêmement précaires.