Société

États-Unis : Donald Trump interdit l’entrée aux ressortissants de 12 pays, dont 10 pays africains

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 05/06/2025 à 08:58
Partager :
Partagé !
États-Unis : Donald Trump interdit l’entrée aux ressortissants de 12 pays, dont 10 pays africains
Illustration en image

Washington, le 4 juin 2024 — Le président américain Donald Trump a annoncé une nouvelle série de mesures restrictives sur l’immigration, interdisant l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de 12 pays, dont 10 situés en Afrique. Sept autres pays sont également visés par des restrictions spécifiques.

Cette décision, qui entrera en vigueur à partir du 9 juin 2024, est officiellement motivée par des préoccupations liées à la sécurité nationale et à la prévention du terrorisme. Elle intervient quelques jours après une attaque à Boulder, dans le Colorado, lors d’une marche en soutien aux otages israéliens retenus à Gaza, qui a fait 12 blessés.

Les pays concernés

Les pays soumis à une interdiction d’entrée totale sont : l’Afghanistan, la Birmanie (Myanmar), le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen.

Quant aux pays soumis à des restrictions partielles, il s’agit du Burundi, de Cuba, du Laos, de la Sierra Leone, du Togo, du Turkménistan et du Venezuela.

Fait notable, l’Égypte, pays d’origine du principal suspect de l’attaque de Boulder, ne figure pas sur la liste.

Motifs invoqués par l’administration Trump

Selon un communiqué officiel de la Maison Blanche, les pays visés présentent des faiblesses administratives, notamment en matière de contrôle des voyageurs, de gestion des visas, et de coopération en matière de sécurité. Dans le cas de l’Iran, la mesure est justifiée par le soutien présumé au terrorisme.

Donald Trump a affirmé dans une vidéo diffusée sur le réseau social X (anciennement Twitter) que les États-Unis « ne veulent pas » de ressortissants étrangers non correctement contrôlés, et que la récente attaque à Boulder démontre les dangers d’un système migratoire laxiste.

L’attaque de Boulder et ses suites judiciaires

Le 1er juin, un homme âgé de 45 ans a lancé des engins incendiaires sur des manifestants à Boulder, blessant 12 personnes. Des témoins ont rapporté qu’il aurait crié « Palestine libre » durant l’attaque. Les autorités ont précisé qu’il se trouvait en situation irrégulière, son visa touristique ayant expiré, bien qu’il ait entre-temps déposé une demande d’asile et obtenu un permis de travail.

Le suspect doit comparaître devant la justice du Colorado ce 5 juin. Il est poursuivi pour tentatives d’assassinat et crime motivé par la haine.

Des exceptions prévues

Certaines exceptions sont prévues pour les détenteurs de visas spéciaux et pour les personnes dont le voyage est jugé d’intérêt national. Parmi elles figurent les joueurs de football qualifiés pour la Coupe du Monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, ainsi que les athlètes des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Réactions et contexte politique

Cette nouvelle politique rappelle les mesures d’interdiction prises par Donald Trump lors de son premier mandat (2017–2021), notamment à l’égard de pays majoritairement musulmans. À l’époque, les décisions avaient provoqué un tollé international et un chaos dans plusieurs aéroports américains, avant d’être partiellement validées par la Cour suprême.

Les leaders démocrates ont immédiatement réagi, accusant Donald Trump de s’isoler sur la scène internationale et de trahir les principes fondateurs des États-Unis, notamment en matière de libertés et de pluralisme.

Donald Trump a déclaré que ces restrictions visent à éviter que « ce qui s’est produit en Europe ne se reproduise aux États-Unis ». Il a réaffirmé son opposition à une immigration qu’il juge incontrôlable et dangereuse.

Mots-clés :

Uvira Christian RDC Autres