Colombie : décès de Miguel Uribe, candidat à la présidence, deux mois après une attaque armée
Le sénateur et candidat à la présidence de la Colombie, Miguel Uribe, est décédé après avoir lutté pendant deux mois contre de graves blessures par balles. Il avait été atteint lors d’une réunion publique organisée en juin dernier dans la capitale, Bogota.
Selon des sources hospitalières, l’homme politique de 37 ans avait été placé en soins intensifs dès son admission et avait subi plusieurs interventions chirurgicales. Malgré les efforts du corps médical, son état ne s’est jamais vraiment stabilisé, et il a rendu l’âme dans la nuit de dimanche à lundi.
L’attaque, survenue en plein discours, avait provoqué un vif émoi dans le pays et ravivé le débat sur la sécurité des personnalités publiques en période électorale. Les autorités avaient immédiatement ouvert une enquête et renforcé les mesures de protection pour les autres candidats.
Originaire de Bogota, Miguel Uribe avait commencé sa carrière comme conseiller municipal avant de devenir sénateur. Issu d’une famille influente dans la vie politique colombienne, il s’était imposé comme l’un des candidats les plus médiatisés de la prochaine présidentielle. Il défendait des positions fermes sur la sécurité, la lutte contre la corruption et la réforme institutionnelle.
La présidente du Sénat, ainsi que plusieurs leaders politiques de tous bords, ont exprimé leur « profonde tristesse » et dénoncé « un crime qui porte atteinte à la démocratie colombienne ». Dans les rues de Bogota, des dizaines de sympathisants se sont rassemblés devant l’hôpital où il était soigné, brandissant des drapeaux et des bougies en signe d’hommage.
Aucun suspect n’a pour l’instant été formellement identifié, mais la police affirme poursuivre activement les recherches pour retrouver les auteurs de l’attaque. Le gouvernement a annoncé la création d’une cellule spéciale chargée de superviser l’enquête, alors que la campagne présidentielle se poursuit dans un climat de forte tension.