Bukavu : Assassinat du journaliste Wilondja Mazambi Fiston — Les organisations exigent justice
Le corps sans vie du journaliste Wilondja Mazambi Fiston, membre de la Centrale de Monitoring des Médias de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), a été retrouvé ce mardi 5 août 2025 à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Selon plusieurs sources concordantes, la victime présentait des signes évidents de sévices corporels : corps atrocement mutilé, corde nouée autour du cou, abandonné dans une rue de la ville.
D’après les témoignages recueillis, Fiston aurait été enlevé la veille, lundi 4 août, par un commando armé alors qu’il se trouvait à proximité de son domicile. Transporté d’urgence à l’hôpital général de Bukavu après avoir été découvert grièvement blessé, il a succombé à ses blessures peu après son admission.
Ce meurtre a suscité une vive indignation au sein de la profession journalistique et des organisations de défense des droits humains. La section provinciale de l’UNPC, des ONG locales et internationales ainsi que plusieurs associations professionnelles dénoncent un acte « ignoble » visant à faire taire les voix indépendantes dans la région. Elles appellent les autorités compétentes à mener une enquête approfondie et impartiale afin que les auteurs soient identifiés, arrêtés et traduits en justice.
Dans un communiqué conjoint, les organisations signataires rappellent que la liberté de la presse est un droit fondamental garanti par la Constitution et que toute atteinte à la sécurité des journalistes constitue une menace grave pour la démocratie. Elles exigent également la protection accrue des professionnels des médias dans un contexte où les menaces, intimidations et violences contre eux se multiplient au Sud-Kivu.
À l’heure où la communauté médiatique du pays est en deuil, de nombreuses voix s’élèvent pour que le sacrifice de Wilondja Mazambi Fiston ne reste pas impuni et serve de signal d’alarme contre l’impunité des crimes visant les journalistes en République démocratique du Congo.