Baraka – Le RJFI plaide pour la liberté de la presse face aux arrestations arbitraires
La coordination du Réseau des Journalistes de Fizi (RJFI) a organisé, ce samedi 21 février, dans la ville de Baraka, une séance d’échanges et de plaidoyer consacrée à la liberté de la presse et aux conditions d’exercice du journalisme, dans un contexte marqué par des cas d’arrestations et de détentions jugées arbitraires dans le territoire de Fizi.
La rencontre s’est déroulée à Baraka, dans la province du Sud-Kivu. Elle visait à permettre aux journalistes d’obtenir, de la part des autorités politico-administratives et sécuritaires, des garanties sur la liberté de la presse, telle que consacrée par la Constitution de la République démocratique du Congo. Elle avait également pour objectif de renforcer le dialogue et de restaurer la confiance entre les professionnels des médias et les autorités locales.
Selon Jonas Seba, coordonnateur du RJFI, la situation des journalistes dans la région demeure préoccupante. Plusieurs cas d’arrestations, de détentions et de menaces auraient été enregistrés ces dernières années, entravant l’exercice libre du métier. C’est dans ce contexte que cette séance d’échanges a été initiée, afin de créer un cadre de dialogue et de prévenir de nouvelles violations des droits des journalistes.
À cette occasion, la coordination a présenté des statistiques faisant état de huit cas d’arrestations jugées illégales de journalistes recensés depuis 2024 à ce jour. Parmi les cas évoqués figure celui du journaliste Thomson Umji Batangalwa, récemment interpellé et détenu pendant près de deux semaines dans un cachot de la police. Il est journaliste à la Radio Le Messager du Peuple et ancien directeur de la radio communautaire de Mboko.
Les échanges ont également porté sur un rappel des principes fondamentaux régissant la profession de journaliste, ainsi que sur les notions relatives à la procédure pénale et aux droits des personnes arrêtées et détenues en RDC. Les participants ont insisté sur la nécessité pour les autorités de garantir aux journalistes des conditions de travail sûres et favorables, sans intimidation ni pression.
Jonas Seba a par ailleurs annoncé qu’une note de plaidoyer sera déposée auprès des autorités compétentes, tout en regrettant l’absence de certaines institutions invitées à cette rencontre. Il a dénoncé les menaces dont feraient l’objet certains journalistes, estimant qu’elles contribuent à un climat peu propice à l’exercice du métier.
Enfin, les journalistes ont été appelés à exercer leur profession dans le strict respect du code d’éthique et de déontologie professionnelle, considéré comme la référence fondamentale des professionnels de l’information, afin de renforcer la crédibilité de la presse et la protection de ses acteurs.