Uvira : Une journée sans transport annoncée ce lundi pour protester contre la hausse du prix du carburant .
Une journée sans transport est prévue ce lundi 20 janvier 2025 dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Cette initiative vise à dénoncer la flambée des prix du carburant observée récemment dans les stations-service et chez les vendeurs informels, communément appelés "Kadafi". L’action est organisée par l’Association de Solidarité des Motocyclistes du Congo (ASONAMOC), en collaboration avec les structures citoyennes Machozi ya Raiya et SOCICO-RDC.
Décision prise après une réunion éclair
La décision a été adoptée à l’issue d’une réunion de 25 minutes tenue au monument de Kimanga, en mairie d’Uvira. Cette rencontre a réuni plusieurs motards ainsi que les responsables des structures organisatrices. Selon Bitingingwa Misaliko Christian, coordinateur de l’ASONAMOC à Uvira, cette action a pour objectif principal de pousser le gouvernement à intervenir dans cette crise afin de trouver une solution durable.
Les conséquences de la hausse du prix du carburant
Bitingingwa Misaliko a souligné que la hausse du prix du carburant a un impact direct sur le coût du transport en commun et les prix des denrées alimentaires. "Beaucoup de clients hésitent désormais à utiliser les moyens de transport motorisés à cause du doublement des tarifs", a-t-il expliqué.
Face à cette situation, il a appelé le gouvernement, notamment les autorités responsables de la régulation des prix, à agir rapidement avant le lundi pour éviter cette journée de protestation citoyenne.
Une mobilisation pour toute la communauté
Pour sa part, Musa Ali Rutamu, coordinateur territorial du mouvement citoyen Machozi ya Raiya, a insisté sur le fait que cette crise dépasse le cadre des transporteurs. "La hausse des prix du carburant affecte toute la communauté. C’est pourquoi nous soutenons l’ASONAMOC afin de ramener les prix à un niveau acceptable", a-t-il déclaré.
Des mesures gouvernementales non respectées
Malgré les avertissements du chef du service de l’économie, qui avait fixé le prix du litre de carburant à 3 700 francs congolais, cette mesure n’a pas été respectée. Actuellement, le litre de carburant se vend à 5 500 francs dans les stations-service et jusqu’à 7 000 francs chez les vendeurs informels.
Cette situation alarmante continue de susciter des tensions dans la ville, où les habitants espèrent une réponse rapide des autorités pour éviter une paralysie des activités de transport.