Uvira : paralysie des activités à la suite du retour du général Olivier Gasita à son poste de commandant adjoint de la 33ᵉ région militaire
La ville d’Uvira s’est réveillée ce mardi sous une atmosphère tendue. Depuis tôt le matin, toutes les activités économiques et sociales sont paralysées, a constaté notre rédaction lors d’une descente dans plusieurs quartiers.
Boutiques, magasins, marchés et stations-service sont restés fermés, tandis qu’aucun engin roulant n’était visible sur la voie publique. Sur l’artère principale, seuls quelques piétons circulaient, visiblement animés par la peur.
Au niveau du pont Mulongwe, dans la commune du même nom, des barrières ont été érigées par les éléments Wazalendo. Ceux-ci protestent contre le retour à son poste du général Olivier Gasita, issu de la communauté Banyamulenge du commandant adjoint de la 33ᵉ région militaire, arrivée ce lundi dans cette ville ville d'Uvira , siège provisoire du gouvernorat du Sud-Kivu .
Parallèlement, des jeeps des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de certains groupes Wazalendo ont été aperçues circulant à vive allure dans différents axes de la ville, accentuant la tension.
Interrogé à Kasenga, Émedo Bwija, père de famille, a exprimé son inquiétude :
« La situation sécuritaire se dégrade jour après jour à Uvira. La majorité de la population vit au taux du jour, il faut travailler quotidiennement pour survivre. Avec cette paralysie, beaucoup de familles ne savent pas comment s’en sortir. »
Cette nouvelle flambée de tension intervient moins d’une semaine après des violences similaires survenues dans la commune de Kavimvira, qui avaient coûté la vie à plusieurs personnes, selon un communiqué de l’armée congolaise.