mardi 18 août 2026

Uvira : les peuples autochtones célèbrent la JIPAP sous le signe de la valorisation des sages-femmes Bambuti

TAN
La Rédaction Journaliste
5 min de lecture
Mis à jour le 18/08/2026
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Uvira : les peuples autochtones célèbrent la JIPAP sous le signe de la valorisation des sages-femmes Bambuti
Uvira : les peuples autochtones célèbrent la JIPAP sous le signe de la valorisation des sages-femmes Bambuti

La communauté autochtone Bambuti a célébré ce mardi la Journée internationale des peuples autochtones (JIPAP), édition 2026, à Uvira. Placée sous le thème « Honorer les sages-femmes autochtones : sauvegarder la vie et promouvoir le bien-être », cette célébration a été consacrée à la valorisation des savoirs traditionnels, à la protection des droits des peuples autochtones et à la promotion du rôle des sages-femmes dans la communauté.
L’activité s’est déroulée dans la salle polyvalente de la mairie d’Uvira, située dans le quartier Kimanga, en commune de Kalundu. Elle a réuni plusieurs autorités politiques, administratives et militaires, ainsi que des représentants de la communauté autochtone venus de la ville et du territoire d’Uvira, de Baraka et du territoire de Fizi.
Le lancement officiel de la célébration a été assuré par Kalembu  Mongane  Christian, chargé de mission du ministre provincial de l’Intérieur. Dans son intervention, il a appelé les peuples autochtones à renforcer leur organisation interne et à privilégier l’éducation comme moyen de développement et d’émancipation de leur communauté.
Il a particulièrement insisté sur la scolarisation des enfants autochtones, le dialogue avec les autres communautés et la mise en place d’espaces réguliers permettant d’identifier les difficultés auxquelles ils sont confrontés et d’y apporter des réponses collectives.
« Nous appelons les peuples autochtones à faire étudier leurs enfants, car l’éducation constitue une base importante pour leur avenir. Nous les encourageons également à collaborer avec les autres communautés et à organiser régulièrement des réunions pour discuter de leurs problèmes, identifier leurs besoins et rechercher ensemble des solutions, notamment en matière de prise en charge et d’accompagnement des membres de leur communauté », a déclaré Christian, chargé de mission du ministre provincial de l’Intérieur.
Selon lui, cette organisation communautaire doit permettre aux peuples autochtones de mieux faire entendre leurs préoccupations auprès des autorités et des partenaires, tout en favorisant la cohésion sociale et la collaboration avec les autres composantes de la société.
De son côté, Aimable Matendeko, président des peuples autochtones dans la ville et le territoire d’Uvira, a mis l’accent sur la reconnaissance des droits des peuples autochtones et la préservation de leur identité culturelle.
Il a également souligné le rôle des sages-femmes Bambuti, considérées comme dépositaires d’un savoir traditionnel transmis de génération en génération dans l’accompagnement des femmes et des enfants.
« Nous demandons que nos sages-femmes autochtones soient reconnues et valorisées, parce qu’elles détiennent des connaissances traditionnelles qui ont contribué pendant des générations à accompagner les femmes et les enfants. Nous appelons les autorités et les partenaires à les soutenir afin de préserver ces savoirs et d’améliorer leurs conditions de travail », a déclaré Aimable Matendeko, président des peuples autochtones dans la ville et le territoire d’Uvira.
Les représentants de la communauté ont, à cette occasion, plaidé pour une meilleure reconnaissance du statut des sages-femmes autochtones, l’amélioration de l’accès aux soins de santé dans les zones reculées et la lutte contre les discriminations, les violences et les différentes formes de marginalisation.
La célébration a également été marquée par une exposition d’aliments issus de la tradition Bambuti. Les femmes de la communauté ont présenté différents produits et mets traditionnels, offrant aux participants un moment de découverte et de valorisation du patrimoine culturel et alimentaire autochtone.
La transmission des savoirs ancestraux aux jeunes générations, particulièrement aux jeunes filles Bambuti, a également été présentée comme une priorité. Les participants ont souligné la nécessité de préserver les connaissances détenues par les anciennes sages-femmes afin d’en assurer la continuité au sein de la communauté.
À travers cette célébration, les peuples autochtones ont rappelé que la valorisation de leur identité passe à la fois par la préservation de leur culture, la reconnaissance de leurs droits, l’accès à l’éducation et aux soins de santé, ainsi que leur participation effective à la vie sociale.
Célèbrée chaque le 9 août , à Uvira pour cette année elle  a ainsi constitué un cadre de dialogue, de sensibilisation et de valorisation de la culture Bambuti, tout en mettant en lumière les défis auxquels restent confrontées les communautés autochtones dans le Sud-Kivu.
 

 

Matumabiri Masumbuko Matou 

TAN

TAN MEDIA

Journaliste - Blogueur

Passionné par l'actualité africaine

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