Uvira : Les forces vives s’engagent pour la restauration de l’autorité de l’État après le retrait du M23-AFC
Les différentes couches sociales d’Uvira se sont engagées à contribuer à la restauration de l’autorité de l’État, à l’issue du premier Conseil local de sécurité élargi organisé ce lundi 16 février par la mairie. Il s’agit du tout premier Conseil local de sécurité élargi tenu après le retrait des rebelles du M23-AFC de la ville.
La rencontre s’est déroulée dans la salle de la mairie d’Uvira, située au quartier Kimanga, dans la commune de Kalundu. Présidée par le maire ad intérim, cette session a réuni plusieurs représentants des forces vives locales autour des questions liées à la sécurité et à la cohésion sociale.
Au cours des échanges, les participants ont exprimé leurs préoccupations ainsi que leurs plaidoyers en vue d’améliorer la gouvernance sécuritaire dans la ville. À l’issue des discussions, un pacte social a été adopté, comportant plusieurs engagements, notamment la relance effective du Salongo (travaux communautaires), la lutte contre la prolifération des marchés non autorisés, ainsi que l’organisation prochaine d’une assemblée générale réunissant toutes les composantes de la société civile afin de renforcer la synergie d’actions.
Selon le maire ad intérim d’Uvira, Kifara Kapenda Kyky, cette initiative visait à fédérer toutes les couches sociales autour d’un engagement commun pour la République démocratique du Congo. Il a souligné la nécessité d’unir les efforts pour consolider la paix et rétablir pleinement l’autorité de l’État dans la ville.
L’autorité urbaine a également salué les efforts du Président de la République et du gouverneur du Sud-Kivu dans le processus de stabilisation de la région.
Ce Conseil local de sécurité élargi a connu la participation du représentant du gouverneur de province, qui est le directeur de son cabinet, ainsi que des composantes de la société civile, des leaders locaux, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), des représentants des différentes communautés, des représentants des églises, du Barza intercommunautaire, des mouvements de jeunesse, des organisations nationales et internationales, des leaders féminins, des partis politiques et des journalistes.