Société

Uvira : le faible accès aux formations professionnelles, un frein humanitaire majeur à l’emploi des jeunes

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 29/05/2026 à 17:32
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Uvira : le faible accès aux formations professionnelles, un frein humanitaire majeur à l’emploi des jeunes
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L’accès limité aux formations professionnelles dans la ville et le territoire d’Uvira constitue un véritable défi humanitaire, impactant directement l’employabilité des jeunes et la stabilité économique des ménages.
Selon Bisimwa Fundiko, sociologue et président de l’Association des jeunes pour le développement endogène dans la cité de Kagando-Kiliba, plusieurs obstacles majeurs entravent l’accès des jeunes et des femmes aux formations professionnelles. Parmi eux, le coût élevé de ces formations figure en première place, rendant leur accès difficile pour de nombreuses familles aux ressources limitées.
A ce défi financier s’ajoute l’insécurité persistante liée aux conflits armés qui touchent l’ensemble de la province du Sud-Kivu, et particulièrement la ville et le territoire d’Uvira. Les jeunes, souvent premières victimes de cette instabilité, se retrouvent dans l’impossibilité de poursuivre des formations dans un environnement sécurisé.
Un autre facteur aggravant est l’engagement massif des jeunes dans les groupes d’autodéfense locaux, communément appelés «Wazalendo», dans le but de protéger leurs communautés. Cette mobilisation réduit davantage les opportunités d’accès à l’éducation professionnelle.
Par ailleurs, les infrastructures de formation restent insuffisantes et inégalement réparties. Dans les milieux ruraux, leur absence limite fortement les possibilités d’apprentissage, tandis que dans les centres urbains comme Uvira, leur capacité d’accueil demeure largement en deçà des besoins. De plus, certaines formations offertes sont de courte durée et parfois dispensées par un personnel insuffisamment qualifié.
Bisimwa Fundiko souligne que ces différentes contraintes contribuent au sous-emploi des jeunes et accentuent la précarité économique, déjà aggravée par les pillages et pertes de biens enregistrés dans la région.
Pour sa part, Gloria Mufula, du Boust Global Training Center (BGTC), souligne que le manque d’accès à la formation professionnelle pousse de nombreux jeunes à se limiter à leurs études académiques, sans chercher à développer des compétences complémentaires.
« _Beaucoup se contentent de leur diplôme, par exemple une licence en droit, sans envisager une spécialisation ou une formation technique. Pourtant, la formation professionnelle offre des opportunités d’épanouissement dans plusieurs métiers_ », explique-t-elle.
De son côté, Bushambale Majolera, chef du bureau de liaison de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) à Uvira, évoque certaines initiatives en cours pour améliorer la situation. Il cite notamment l’implantation de centres de formation professionnelle, dont l’INPP, chargé de la qualification de la population active, ainsi que l’appui des partenaires nationaux et internationaux en faveur des publics vulnérables.
D’après les études du marché local, plusieurs catégories de métier.

 

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC,  COMEL-RDC et UFMP.

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