Uvira : la société civile force vive exige le retrait du bataillon PATER après des incidents meurtriers
La tension reste vive à Uvira, au Sud-Kivu, après une série d’incidents attribués aux militaires du bataillon PATER, récemment déployés dans la région. La société civile force vive de la commune de Mulongwe demande leur retrait immédiat, estimant que leur présence compromet la sécurité et la confiance entre armée et population.
Dans un communiqué signé samedi 16 août par son président, Huruma Mashimango Jean, l’organisation rapporte deux faits graves enregistrés en moins de 24 heures. Le 15 août, vers 13 heures, un véhicule de ce bataillon aurait provoqué un accident sur la RN5, à hauteur de Kasenga, près de Rutasoka.
L’incident aurait coûté la vie à un adolescent de 13 ans, alors qu’un militaire à bord aurait été grièvement blessé.
Le lendemain, samedi 16 août, une fusillade s’est produite dans la commune de Kalundu, quartier Kilibula.
Selon les témoignages recueillis par la société civile, deux militaires du bataillon PATER se seraient affrontés à la suite d’un différend interne. L’altercation aurait dégénéré et entraîné la mort des deux soldats, tandis que des coups de feu ont provoqué la panique parmi les habitants, occasionnant aussi des dégâts matériels.
Pour cette société civile de la commune Mulongwe, ces événements témoigneraient d’un manque de discipline et représenteraient une menace pour la cohabitation civilo-militaire. « Ces incidents risquent de briser la confiance qui existe entre la population, les FARDC et les forces Wazalendo », indique le communiqué, rappelant que la mission d’un militaire est avant tout de protéger les civils et leurs biens.
L’organisation demande aux autorités militaires, en particulier au commandant de secteur et au commandant de la 33ᵉ région militaire, de retirer le bataillon PATER de la ville dans un délai de 72 heures.
Elle suggère que ces éléments soient redéployés sur les lignes de front, là où « leur présence est nécessaire pour combattre l’ennemi ».
La société civile de Mulongwe appelle enfin les autorités locales, les FARDC et les forces vives à renforcer leur collaboration. Elle estime que seul un dialogue franc et une meilleure coordination permettront de restaurer un climat de confiance et de garantir la sécurité de la population.
Contacté à ce sujet , le sous Lieutenant Mbuyi Reagen , porte-parole du Sokola 2 sud sud affirme que ces militaires ont été sanctionnés par la hiérarchie . Celui-ci demande à la population de continuer à faire confiance à l'armée et de continuer à dénoncer les tracasseries que subissent les paisibles citoyens .