lundi 10 août 2026

Uvira : la NSCC axe Sud du Sud-Kivu réclame une assistance urgente aux retournés spontanés et des mesures concrètes pour restaurer la sécurité

TAN
La Rédaction Journaliste
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Uvira : la NSCC axe Sud du Sud-Kivu réclame une assistance urgente aux retournés spontanés et des mesures concrètes pour restaurer la sécurité
Uvira : la NSCC axe Sud du Sud-Kivu réclame une assistance urgente aux retournés spontanés et des mesures concrètes pour restaurer la sécurité

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud du Sud-Kivu, a organisé ce lundi une marche pacifique à Uvira pour exiger une assistance humanitaire en faveur des retournés spontanés, la matérialisation du projet du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) évalué à 800 000 dollars américains, l'affectation des 100 000 dollars américains remis par la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, la suppression des barrières illégales érigées sur la Route nationale n°5 (RN5) entre Uvira et Fizi, ainsi que des actions concrètes pour mettre fin à l'insécurité dans la région.
Partie du rond-point Kavimvira, la marche a réuni des centaines de retournés spontanés venus des différents quartiers de la ville d'Uvira et de plusieurs localités du territoire d'Uvira. Hommes, femmes, mères allaitantes, personnes vivant avec handicap, jeunes et personnes du troisième âge ont participé à cette manifestation, certains brandissant les jetons qui leur avaient été remis lors de leur enregistrement au camp de réfugiés de Busuma, au Burundi.
Encadrés par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC), les manifestants se sont rendus jusqu'au gouvernorat du Sud-Kivu où un mémorandum a été lu par Mafikiri Mashimango Martin, coordonnateur provincial de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud du Sud-Kivu, avant d'être remis au vice-gouverneur et gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Jean-Jacques Elakano.
Prenant la parole, Mafikiri Mashimango Martin a indiqué que cette mobilisation visait à attirer l'attention des autorités sur la situation préoccupante des retournés spontanés ainsi que sur les défis sécuritaires auxquels fait face la province.
« Nous demandons une assistance humanitaire urgente en faveur des retournés spontanés, la matérialisation du projet du HCR de 800 000 dollars américains, l'affectation des 100 000 dollars américains remis par la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, en faveur des retournés, la suppression des barrières illégales sur la RN5 ainsi que des mesures concrètes pour mettre fin à l'insécurité dans la ville d'Uvira », a déclaré Mafikiri Mashimango Martin.
Dans son mémorandum, la NSCC recommande notamment une assistance urgente en vivres et en biens non alimentaires aux retournés spontanés déjà enregistrés. Elle sollicite également l'affectation, au niveau provincial, des 100 000 dollars américains remis par la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, en faveur des personnes affectées par la guerre. La structure invite en outre le Gouvernement congolais à mobiliser des ressources supplémentaires pour cette catégorie de la population, à matérialiser le projet du HCR d'un montant de 800 000 dollars américains et à encourager les organisations humanitaires à renforcer leur assistance.
En matière de sécurité, la NSCC recommande la convocation, dans les meilleurs délais, d'une réunion élargie du Conseil provincial de sécurité afin d'évaluer la situation sécuritaire, le renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale congolaise, l'intensification des patrouilles mixtes, la suppression des barrières payantes érigées entre la plaine de la Ruzizi et le territoire de Fizi, ainsi que l'intégration des véritables Wazalendo au dialogue national.
La structure citoyenne prévient qu'à défaut de mesures satisfaisantes, la population se réserve le droit de poursuivre, dans le respect de la Constitution, des actions citoyennes pacifiques afin d'obtenir satisfaction à ses revendications.
Recevant le mémorandum, le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Jean-Jacques Elakano, a exprimé sa compassion envers les familles revenues des camps de réfugiés au Burundi. Il a assuré que le document sera transmis aux autorités compétentes. Il a également reconnu les difficultés auxquelles font face les organisations humanitaires, tout en précisant que le Gouvernement congolais fournit actuellement d'importants efforts pour répondre aux besoins des populations affectées. Il a ajouté que des mesures sont en cours pour renforcer la sécurité, notamment à travers l'identification des engins roulants et des motocyclistes, ainsi que pour trouver une solution à la problématique des barrières sur la RN5.
« Nous compatissons avec toutes les familles revenues des camps de réfugiés au Burundi. Le mémorandum sera transmis aux autorités compétentes afin que les préoccupations soulevées soient examinées et que des réponses appropriées soient apportées », a affirmé Jean-Jacques Elakano.
À l'issue de la marche, plusieurs retournés spontanés ont indiqué vivre dans des conditions très difficiles depuis leur retour au pays. Ils affirment avoir perdu leurs biens pendant leur exil au Burundi et appellent les autorités ainsi que les partenaires humanitaires à leur apporter une assistance pour faciliter leur réintégration.

 

Matumabiri Masumbuko Matou 

TAN

TAN MEDIA

Journaliste - Blogueur

Passionné par l'actualité africaine

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