Uvira : la NSCC axe Sud du Sud-Kivu annonce une marche pacifique pour dénoncer la non-assistance aux retournés de guerre
La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud du Sud-Kivu, annonce une marche pacifique pour interpeller les autorités et les organisations humanitaires sur la situation des retournés de guerre, qui dénoncent le manque d’assistance depuis leur retour.
La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud du Sud-Kivu, annonce l’organisation d’une marche pacifique afin d’alerter les autorités sur la situation sécuritaire et la non-assistance des retournés de guerre dans la ville et le territoire d’Uvira.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion organisée avec près d’un millier de retournés de guerre, internes et externes, à l’Institut Kavimvira, situé dans la commune de Kavimvira, en ville d’Uvira.
Venus notamment de Luvungi, Sange et Kiliba, dans le territoire d’Uvira, ainsi que de plusieurs quartiers de la ville d’Uvira, ces retournés ont affirmé n’avoir reçu aucune assistance depuis leur retour des camps de réfugiés au Burundi.
Plusieurs participants ont témoigné avoir tout perdu à cause de la guerre, y compris certains membres de leurs familles.
« Je suis désolé, car j’ai tout perdu, y compris certains membres de ma famille. Pour retourner ici, j’ai même emprunté de l’argent que je n’ai pas encore remboursé jusqu’à ce jour. En quittant le Burundi, j’ai laissé mon père au Burundi », a témoigné un jeune homme sous couvert d’anonymat.
Les retournés dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une assistance inéquitable. Certains affirment que plusieurs personnes réellement concernées ne bénéficient pas de l’aide humanitaire.
« Pourquoi ne sommes-nous jamais parmi les personnes assistées dans la ville par différentes organisations ? », s’est interrogée une femme retournée, sous couvert d’anonymat.
Pour sa part, Mafikiri Mashimango Martin, coordinateur de la NSCC axe Sud du Sud-Kivu, explique que la rencontre a permis d’échanger sur la situation sécuritaire et la non-assistance des retournés de guerre.
« Après les échanges, les participants ont décidé d’organiser une marche pacifique avec deux objectifs : premièrement, alerter sur la situation sécuritaire qui devient de plus en plus inquiétante ; deuxièmement, dénoncer la non-assistance des retournés spontanés et interpeller les organisations ayant le mandat d’intervenir dans ce domaine afin qu’elles accomplissent correctement leur travail », a déclaré Mafikiri Mashimango Martin.
La rencontre a été marquée par plusieurs témoignages de retournés de guerre, qui ont exprimé leur colère et leur désarroi face à leurs conditions de vie précaires et au manque d’assistance depuis leur retour.
Matumabiri Masumbuko Matou
TAN MEDIA
Journaliste - Blogueur
Passionné par l'actualité africaine
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