lundi 10 août 2026

Uvira : la coordination des sites de sinistrés et de déplacés, un défi pour une réponse humanitaire plus efficace

TAN
La Rédaction Journaliste
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Uvira : la coordination des sites de sinistrés et de déplacés, un défi pour une réponse humanitaire plus efficace
Uvira : la coordination des sites de sinistrés et de déplacés, un défi pour une réponse humanitaire plus efficace

À Uvira, la coordination des sites accueillant les sinistrés et les personnes déplacées demeure un enjeu majeur pour améliorer la réponse humanitaire face aux conséquences des conflits armés, des catastrophes naturelles et des déplacements de populations. Les acteurs humanitaires plaident pour une collaboration renforcée entre les organisations, les autorités locales et les communautés afin de garantir une assistance mieux coordonnée et adaptée aux besoins des personnes affectées. Analysant les défis de cette coordination, Madame Joséphine Lugambo estime qu'une meilleure collaboration entre les acteurs humanitaires et les autorités locales est indispensable pour répondre efficacement aux besoins des populations déplacées. Elle insiste sur le renforcement des capacités des intervenants et une meilleure planification des actions sur le terrain.
Pour sa part, Songolo Mutambala, chargé de programmes au sein de l'organisation Women Future Life, souligne que la transparence dans la gestion des ressources est un élément essentiel d'une coordination efficace. « Une coordination efficace passe avant tout par une collaboration étroite. Pour ce qui est des mécanismes de suivi des ressources dans les camps, il faut assurer un suivi en temps réel, réaliser des évaluations post-distribution, mettre en place des mécanismes de redevabilité avec des boîtes à plaintes, organiser des audits internes et garantir une information transparente », explique-t-il.
Selon lui, les communautés doivent également être davantage associées aux décisions qui les concernent. « Il faut d'abord penser à l'implication des déplacés ou sinistrés dans l'identification des besoins et la prise de décisions, organiser des assemblées régulières avec la communauté, mettre en place des comités de gestion et toujours réfléchir à l'inclusion », ajoute-t-il.
De son côté, Maître Elie Kingombe rappelle que la protection des droits des personnes déplacées relève en premier lieu de la responsabilité de l'État. « Partant du principe de la sacralité de la vie humaine protégé par la Constitution de la RDC, il revient à l'État congolais de protéger sa population en déplacement, notamment par la présence de la Police nationale à proximité des camps et la mise en place de centres de santé afin de garantir l'accès aux soins », indique-t-il.
Il estime également que les organisations humanitaires doivent soutenir ces efforts tout en favorisant la participation des déplacés aux décisions qui concernent leur protection et leur bien-être. Face à l'évolution de la crise humanitaire à Uvira, les intervenants s'accordent à dire qu'une meilleure coordination, une gestion transparente des ressources et une implication active des communautés demeurent des conditions essentielles pour renforcer l'efficacité de l'assistance humanitaire.
 

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le Consortium UNPC, COMEL et UFM

TAN

TAN MEDIA

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Passionné par l'actualité africaine

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