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Uvira : l’inefficacité de la justice, une double peine pour les survivantes des violences sexuelles

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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Uvira : l’inefficacité de la justice, une double peine pour les survivantes des violences sexuelles
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Dans la ville et le territoire d’Uvira, les violences sexuelles liées aux conflits et à l’insécurité continuent de marquer profondément les victimes. Au-delà des agressions, les survivantes font face à une autre épreuve : une justice lente, parfois absente, qui alimente l’impunité et fragilise davantage leur reconstruction.Plusieurs acteurs judiciaires et organisations locales alertent sur la non-poursuite des auteurs de viol, un facteur qui contribuerait à la répétition de ces crimes.
Dans une interview accordée à notre reporter ce mercredi, Maître Kingombe Elie, explique l’absence de sanctions judiciaires envoie un signal dangereux dans la société et favorise la récidive.
« Lorsque les auteurs de viol ne sont pas poursuivis, cela donne l’impression que violer ne comporte aucun risque. L’absence de magistrats et le dysfonctionnement des juridictions renforcent ce sentiment d’impunité et affaiblissent l’autorité de l’État », déclare-t-il.
Dans plusieurs cas, les survivantes abandonnent leurs démarches judiciaires face à la lenteur des procédures, aux coûts indirects et à la pression sociale.
A Sange, certaines associations de femmes constatent également que des familles préfèrent régler les affaires en dehors des tribunaux pour éviter la stigmatisation.Madame Furahisaha Mbirize indique que cette réalité contribue à l’isolement des victimes et à la perte de confiance dans la justice.
De son côté, Madame Sereine Sagoti Madame Sagoti , coordinatrice de la clinique de consultance et d'assistance psychologique CCAP asbl insiste sur les conséquences psychologiques et sociales de cette situation pour les survivantes.
« Une survivante affronte d’abord la douleur physique, ensuite la stigmatisation, la peur des représailles et parfois l’absence totale de justice. Dans ces conditions, certaines sont poussées à accepter des arrangements à l’amiable, ce qui aggrave leur souffrance », explique-t-elle.
Elle estime toutefois que les maisons d’écoute, l’accompagnement psychosocial et les programmes de réparation peuvent jouer un rôle important dans la reconstruction des survivantes, même lorsque les procédures judiciaires n’aboutissent pas rapidement.
Face à cette situation, plusieurs acteurs locaux appellent à un renforcement du système judiciaire afin de lutter contre l’impunité et restaurer la confiance des populations dans l’appareil de justice à Uvira.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC,  COMEL-RDC et UFMP
[22/05 15:40] Eric:Journaliste reporter: Uvira-Luvungi : Le manque d’hygiène chez les vendeuses d’aliments inquiète, l’accès à l’eau potable reste un défi.

UVIRA/LUVUNGI – Dans la ville et le territoire d’Uvira, les populations locales déplorent ce qu’elles qualifient de « malpropreté » chez certaines vendeuses d’aliments, notamment celles qui proposent des beignets, des crêpes et celles qui tiennent des restaurants. Un manquement qui, selon les professionnels de santé, expose la population à des maladies hydriques. 
Monsieur Jérémie Sosthène, infirmier titulaire au centre médical Tanganyika, tire la sonnette d’alarme : « Le manque de propreté chez les vendeuses constitue un risque direct pour la santé publique. Cela favorise la propagation des maladies hydriques, dont le choléra, surtout en période de forte chaleur et de faible accès à l’eau traitée »_.
Dans la localité de Luvungi, plusieurs vendeuses affirment faire face à des difficultés majeures pour se procurer de l’eau potable afin d’exercer leur métier dans des conditions d’hygiène acceptables.
L’une d’elles, restauratrice, témoigne :« Je travaille dans mon restaurant. J’utilise de l’eau propre, c’est la culture de mon travail. C’est ce qui attire les clients et leur donne confiance ».
Une autre commerçante, vendeuse de fruits, renchérit :  
_« Nous, petites commerçantes, devons faire beaucoup d’efforts pour garantir l’hygiène des clients. Mais sans eau potable à proximité, c’est compliqué de respecter toutes les règles »_.
Face à cette situation, la question de l’impact d’une formation en hygiène alimentaire se pose. Selon Madame Gloria Mufila, une telle initiative peut changer la donne :  
_« Quand les vendeuses sont formées, elles comprennent mieux les risques et adoptent les bonnes pratiques. Cela augmente la confiance des clients, fidélise la clientèle et améliore directement leurs revenus ».. Madame Mufila recommande le respect strict des règles d’hygiène pour protéger les consommateurs et éviter les épidémies. Elle appelle les autorités locales et les partenaires à appuyer les vendeuses en eau potable et en formations pratiques.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC,  COMEL-RDC et UFMP.

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