Politique

Uvira : cinq morts, quinze blessés et une nuit de peur après une nouvelle attaque attribuée à des faux Wazalendo

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 24/11/2025 à 17:59
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Uvira : cinq  morts, quinze blessés et une nuit de peur après une nouvelle attaque attribuée à des faux Wazalendo
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La ville d’Uvira a vécu une soirée de grande frayeur dimanche 23 novembre, après des affrontements entre deux factions de « faux Wazalendo ». Selon le bilan provisoire communiqué par les FARDC, l’incident a fait quatre morts et quinze blessés, confirmant une fois de plus la détérioration sécuritaire dans la région.

Les autorités militaires rapportent qu’un militaire FARDC, trois  éléments Wazalendo présumés et un motard civil ont perdu la vie lors de ces échanges de tirs. Quinze  personnes ont été blessées, dont neuf civils, deux militaires FARDC et trois Wazalendo présumés. Trois fusils AK-47 ont été récupérés lors de l’intervention. Les blessés ont été conduits à l’Hôpital militaire de référence et à l’Hôpital général d’Uvira pour des soins appropriés.

Les crépitements ont débuté vers 17h45 pour ne s’arrêter qu’aux environs de 19h30, plongeant plusieurs quartiers d’Uvira dans une atmosphère de panique. De nombreuses familles, redoutant les balles perdues, ont passé la nuit chez des voisins ou dans d’autres habitations jugées plus sûres. Parents et enfants ont dormi dans la peur, craignant une reprise des tirs.

Cette attaque intervient alors qu’avant-hier, deux autres incidents similaires ont frappé le territoire d’Uvira. À Luvungi, dans le groupement d’Itara/Luvungi, une attaque a coûté la vie à un civil et fait plusieurs blessés. Le même jour, dans la cité de Sange, deux militaires FARDC ont perdu la vie lors d’un autre épisode de violence. Pour plusieurs habitants, il ne se passe presque plus une semaine sans qu’une telle situation ne survienne dans la région.

Le mouvement citoyen “Machozi ya Raiya”, par la voix de son coordonnateur, condamne cette escalade de violences qui entraîne la mort de personnes innocentes. Il appelle à la responsabilité des FARDC et des Wazalendo, estimant que la vie humaine est sacrée et que les deux forces doivent se mettre ensemble pour trouver une solution durable afin de ne pas donner « la porte d’entrée à l’ennemi ».

De leur côté, les FARDC assurent que la situation est désormais sous contrôle et appellent la population à ne pas céder aux rumeurs. Les enquêtes se poursuivent pour identifier les responsables et éclaircir les circonstances exactes de cette attaque.

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