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Uvira : 20 cas d'atteintes à la liberté de la presse répertoriés par AFEM à UVira .

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 28/11/2024 à 10:54
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Uvira : 20 cas d'atteintes à la liberté de la presse répertoriés par AFEM à UVira .
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Le rapport sur les violations de la liberté de la presse à Uvira, lu mardi 26 novembre dans la salle de réunion de la PNMLS au quartier Kimanga en mairie d'Uvira par Madame Joséphine Mungumbi, point focal à l’Association des Femmes des Médias (AFEM) à Uvira , met en lumière la situation alarmante que traversent des professionnels de média et des activistes de droits humains dans la ville et territoire d'Uvira . En dépit des lois nationales et internationales censées protéger les journalistes, ces derniers sont confrontés à des menaces de mort, des violences physiques, et des arrestations arbitraires.

Un climat de peur qui se renforce

De janvier à novembre 2024, 20 cas d'atteintes à la liberté de la presse ont été documentés par la cellule de monitoring des cas d'atteintes à la liberté de la presse axe Uvira . Parmi ces incidents, des journalistes ont été menacés de mort par des groupes armés opérant dans la région, d’autres ont été victimes de violences physiques, et certains ont même dû fuir pour échapper à des représailles indique Joséphine Mungumbi.

L’un des cas les plus choquants a été celui d’un journaliste de la Radio Rurale de Sange. Ce dernier a échappé à une tentative d’assassinat en se rendant à la station, un acte qui explique le danger constant auquel sont confrontés les reporters. Mais ce n'est pas un incident isolé : plusieurs autres journalistes de médias comme Avertiom.net, Radio Lukula, et Imara TV ont été menacés de mort par des éléments des groupes armés, créant ainsi un climat de terreur parmi les professionnels des médias . Un autre cas est celui d’une journaliste de la Radio Notre Dame de Tanganyika, menacée par des membres d’une communauté après la diffusion d’une information jugée sensible. La menace pesant sur sa sécurité l’a contrainte à quitter la ville, une situation qui rappelle la vulnérabilité particulière des femmes journalistes dans ce climat de violence et de répression renchérit - t- elle .

L’impunité et le manque de soutien des autorités locales

Malgré ces violations systématiques, la réponse des autorités locales reste insuffisante. Les journalistes de la région se heurtent à une absence de protection efficace et à un manque d'accès aux sources d'information publiques. Certains, comme le journaliste de la radio Kivu FM, ont dû se cacher après avoir reçu des menaces de mort, alimentées par des rancœurs personnelles de membres de familles d’anciens collaborateurs. D'autres, comme ceux de la Radio Le Messager du Peuple, ont été contraints au silence sous la pression des autorités locales ou de groupes d’intérêt.

Des recommandations pour un changement urgent

La cellule de monitoring des atteintes à la liberté de la presse à AFEM explique que les journalistes et défenseurs de droits humains doivent être protégés pour qu'ils exercent leur travail en bonne et du forme. Parmi les mesures urgentes figurent la mise en place d’un environnement sécurisé pour les journalistes, l’accès libre et transparent aux informations publiques, ainsi que la mise en œuvre de sanctions contre les auteurs d’attaques contre la presse.

Les autorités locales, le maire en particulier, sont appelées à renforcer la collaboration avec les journalistes en assurant une protection efficace et en facilitant l'accès aux informations officielles. En outre, les forces de sécurité, telles que la Police Nationale Congolaise (PNC) et les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), doivent intensifier leurs efforts pour protéger les journalistes et permettre leur travail en toute sécurit .

David le fils

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