« Tshisekedi pose les jalons d’un dialogue national sur fond de crise sécuritaire »
Dans un discours attendu par les Congolais en ce 31 janvier 2026, le président Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo a réaffirmé sa détermination à engager un processus de dialogue national, tout en liant cette initiative à la souveraineté et à la sécurité du pays face aux défis qui secouent la République démocratique du Congo.
S’adressant aujourd’hui à la nation et aux acteurs politiques, le chef de l’État a souligné que le dialogue ne peut avancer que si certaines conditions fondamentales sont réunies au préalable, affirmant ainsi que la stabilité politique et la sécurité intérieure sont des préalables indispensables. Dans son intervention, il a précisé que ce dialogue doit reposer sur des bases claires, acceptées par toutes les parties concernées, sans ingérences étrangères ni diktats externes.
Tshisekedi a rappelé que la crise sécuritaire dans l’est du pays, marquée par les combats persistants et les tensions avec les groupes armés, reste au cœur des préoccupations nationales. Il a insisté sur la nécessité d’assurer la paix et la sécurité comme condition sine qua non pour que le dialogue national soit crédible et efficace, notamment parce que aucun processus politique inclusif ne peut être robuste sans un climat de sécurité minimum .
Le président congolais a également mis en avant le rôle que peuvent jouer les institutions nationales et les forces vives de la société dans la préparation et la conduite du dialogue. Il a appelé à une mobilisation collective, soulignant que l’heure n’est plus aux divisions mais à la cohésion pour faire face aux défis structurels du pays.
Ce discours intervient à un moment où plusieurs voix au sein de l’environnement sociopolitique congolais réclament une convocation urgente d’un dialogue national inclusif, destiné à apaiser les tensions et à tracer une feuille de route pour l’année à venir. Tshisekedi a répondu à ces attentes en rappelant que le dialogue est une nécessité, mais qu’il doit être organisé selon les priorités nationales et en phase avec les réalités du terrain.
Au‑delà du message principal, ce discours a été perçu comme une tentative de consolider un leadership politique face aux vents contraires que traverse la RDC -entre pressions sécuritaires, appels à l’unité nationale et besoin de solutions concertées.