Politique

Sud-Kivu : Trois chinois arrêtés pour exploitation illégale d'or .

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 05/01/2025 à 11:59
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Sud-Kivu : Trois chinois arrêtés pour exploitation illégale d'or .
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Les services de l’ordre du Sud-Kivu ont arrêté trois ressortissants chinois impliqués dans une opération d’exploitation illégale et illicite d’or dans la province. Ces individus ont été appréhendés en possession de dix lingots d’or et d’une somme de 800 000 dollars américains en espèces, soigneusement dissimulés.

Selon les autorités provinciales, cette intervention a été menée sous la supervision du gouverneur Jean-Jacques Purusi, accompagné du ministre provincial des Finances, qui assure l’intérim de son collègue des Mines. Ces arrestations surviennent quelques semaines seulement après un précédent scandale impliquant treize autres Chinois arrêtés pour des activités similaires, mais mystérieusement relâchés par la Direction générale des migrations (DGM) sur instruction de Kinshasa, et ce, sans l’aval des autorités provinciales.

Une situation qui suscite l'indignation

La libération des 13 ressortissants chinois avait provoqué une vive indignation parmi la population et les organisations de la société civile du Sud-Kivu. Ces dernières avaient exigé que tous les responsables de ce réseau mafieux soient traduits en justice. La récente arrestation a donc été saluée par plusieurs acteurs politiques et sociaux, qui louent le courage des autorités provinciales dans leur lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières.

L’exploitation illégale des minerais en question

Le Sud-Kivu, notamment le territoire de Mwenga, est devenu un point névralgique de l’exploitation illégale de minerais, principalement par des entreprises à capitaux chinois. Ces activités clandestines ont des conséquences dévastatrices pour l’environnement et les communautés locales : pollution de l’air, destruction de champs agricoles, des étangs piscicoles et même de cimetières.

Cette situation est aggravée par l’absence d’un contrôle ferme de Kinshasa, ce qui alimente les spéculations sur une complicité à haut niveau. Les autorités provinciales, quant à elles, réaffirment leur détermination à éradiquer cette exploitation illicite, en dépit des pressions politiques auxquelles elles sont confrontées.

Un appel à la mobilisation

Face à ce fléau, la société civile, les organisations citoyennes et les leaders politiques appellent à une mobilisation collective pour protéger les ressources naturelles du Sud-Kivu et garantir qu’elles bénéficient avant tout aux populations locales.

Rédaction

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