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Sud-Kivu : Le poste transfrontalier de Kamanyola déserté après une après-midi marquée par de violents bombardements

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 03/12/2025 à 19:49
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Sud-Kivu : Le poste transfrontalier de Kamanyola déserté après une après-midi marquée par de violents bombardements
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Le calme habituel du poste transfrontalier de Kamanyola, dans le territoire de Walungu, a laissé place ce mardi à une scène de désolation. Toute l’après-midi, la zone est restée complètement abandonnée après de violents affrontements ayant opposé les FARDC, soutenues par les Wazalendo et l’armée burundaise, aux rebelles du M23–AFC appuyés par l’armée rwandaise, rapportent plusieurs sources locales concordantes.

Selon ces sources, les hostilités se sont intensifiées lorsque des bombes ont été larguées par les forces loyalistes sur les positions des rebelles, entraînant une riposte immédiate du M23–AFC. Les échanges de tirs et les détonations à l’arme lourde ont semé la panique parmi les habitants, poussant la population et les usagers du poste frontalier à se mettre à l’abri, laissant l’endroit complètement désert.

Les forces loyalistes, composées des éléments des FARDC, des groupes d’autodéfense Wazalendo et de l’armée burundaise, ont ensuite consolidé leurs positions du côté du pont de Kamanyola, un point stratégique qui permet de contrôler l’accès à la frontière. De leur côté, les combattants du M23–AFC auraient opéré un repli vers l’ancien camp de la MONUSCO, situé non loin, tandis qu’une partie d’entre eux aurait traversé vers le Rwanda, selon les mêmes sources.

Les témoignages recueillis confirment que des bombardements ont été enregistrés des deux côtés tout au long de l’après-midi. Des blessés parmi la population civile ont été signalés, bien que leur nombre exact reste encore inconnu. Plusieurs habitations auraient également été détruites par les explosions, accentuant la détresse des familles touchées qui, déjà effrayées par les violences, se retrouvent désormais sans abri.

Des autorités locales affirment suivre la situation de près, mais aucun bilan officiel ni communication des FARDC n’a encore été rendue publique au moment de la rédaction de cet article.

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