Sud-kivu : la Fédération rurale du Sud-Kivu II de l’UDPS/TSHISEKEDI rejette un prétendu désaveu visant son président intérimaire
La Fédération rurale du Sud-Kivu II Uvira-Fizi du parti UDPS/TSHISEKEDI est au centre de tensions internes à la suite de la circulation d’un document annonçant un prétendu désaveu visant le Président fédéral intérimaire, Monsieur NGADI NGWANYI Eugène. Dans une correspondance officielle datée du 24 mai 2026 et adressée à la haute hiérarchie du parti, plusieurs présidents et vice-présidents de sections et sous-sections, ainsi que les responsables des ligues des jeunes et des femmes, rejettent catégoriquement ce document qu’ils qualifient de manœuvre politique de déstabilisation et de tentative de dédoublement des structures.
Les signataires estiment que ce prétendu désaveu ne repose sur aucun fondement statutaire, réglementaire ou disciplinaire valable, et qu’il constituerait une violation des textes régissant le fonctionnement interne du parti. Ils affirment que les accusations portées contre le président fédéral intérimaire, notamment celles liées à une prétendue mauvaise gestion ou à une absence de leadership, ne sont étayées par aucun élément administratif ou disciplinaire vérifiable.
La correspondance dénonce également ce que ses auteurs qualifient de pratiques de manipulation et de mise en place de structures parallèles au sein de la fédération, estimant que certains cadres utiliseraient leur position ou leur influence pour orienter des dynamiques internes en dehors des cadres officiels du parti. Ils contestent par ailleurs la régularité du processus ayant conduit à la production du document de désaveu, évoquant notamment l’usage présumé de sceaux non autorisés, la signature de responsables suspendus ou non mandatés, ainsi que l’exploitation de noms de responsables locaux sans leur consentement.
Les signataires soutiennent que, conformément aux dispositions statutaires internes, le président fédéral dispose de prérogatives disciplinaires et administratives lui permettant de prendre des mesures conservatoires pour garantir l’ordre et le fonctionnement des structures. Ils estiment dès lors que la contestation de la décision de suspension conservatoire prise le 16 mai 2026 à l’encontre de la section de Fizi ne saurait être fondée, les auteurs du désaveu n’ayant selon eux apporté aucun élément juridique ou statutaire démontrant une violation des textes du parti.
La correspondance met également en cause certains cadres politiques et administratifs locaux, accusés d’alimenter des réseaux parallèles au sein de la fédération et de favoriser des dynamiques de division. Les signataires évoquent à cet effet des pratiques assimilées à un dédoublement des structures, notamment l’utilisation de symboles du parti en dehors des circuits officiels et l’existence de mécanismes de mobilisation parallèles. Ils estiment que ces pratiques portent atteinte à l’unité, à la discipline et à l’organisation interne du parti.
Plusieurs griefs à caractère administratif et juridique sont également évoqués, notamment des accusations de faux et usage de faux, d’usurpation de qualité, ainsi que l’utilisation irrégulière de documents internes et de sceaux supposément non autorisés. Les signataires affirment que certains responsables suspendus auraient continué à agir au nom de leurs structures malgré les décisions conservatoires prises par la hiérarchie.
Dans leur analyse de la situation organisationnelle, les auteurs de la correspondance rappellent que la fédération rurale du Sud-Kivu II Uvira-Fizi est composée de deux sections principales, celles d’Uvira et de Fizi, subdivisées en plusieurs sous-sections. Ils estiment toutefois que les tensions internes actuelles fragilisent le fonctionnement harmonieux de cette organisation territoriale.
Face à cette situation, ils demandent à la direction nationale du parti de rejeter purement et simplement le document de désaveu contesté, d’ouvrir une procédure disciplinaire contre ses auteurs et complices présumés, et de diligenter une mission d’enquête interne afin de faire toute la lumière sur les accusations de dédoublement et de manipulation des structures. Ils proposent en outre une réflexion sur une éventuelle réorganisation administrative de la fédération, suggérant sa division en deux entités distinctes, l’une couvrant Uvira et l’autre Fizi-Baraka, afin de réduire les conflits récurrents.
Les signataires réaffirment enfin leur loyauté à la direction nationale du parti, au Secrétaire général intérimaire Augustin Kabuya, ainsi qu’au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, tout en appelant au respect strict des textes organiques et à la préservation de l’unité interne.