Sud-Kivu : Insécurité grandissante à Kashusha dans le territoire de Kabare .
Kabare, Sud-Kivu – La Nouvelle Dynamique de la Société Civile du Sud-Kivu (NDSCI) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence de l’insécurité à Kashusha, dans le territoire de Kabare. Cette situation, décrite comme critique, affecte non seulement les habitants, mais également les chantiers de construction, essentiels au développement local.
Des actes de violence récurrents
Selon la NDSCI, l’insécurité à Kashusha se manifeste par des attaques ciblées contre des citoyens, ainsi que des incursions dans les maisons en chantier. Ces dernières sont souvent menées par des individus armés, portant des tenues militaires. Les assaillants se livrent à des pillages systématiques, dépouillant gardiens et ouvriers de leurs biens et équipements de travail.
Un frein au développement local
La société civile s’inquiète de l’impact de cette situation sur les efforts d’urbanisation et d’investissement à Kashusha. En effet, la construction de nouvelles habitations visait à désengorger la ville de Bukavu. Cependant, ces attaques risquent de dissuader les investisseurs et les habitants, favorisant au contraire un exode rural.
Implicite des forces de l’ordre
La NDSCI pointe du doigt certains éléments des forces armées, notamment l’unité des "Guépards", récemment déployée à Nyamunyunyi. Ces militaires sont accusés d’être impliqués dans les actes de criminalité dénoncés. L’organisation appelle le commandement de la 33e Région militaire à prendre des mesures disciplinaires fermes contre les soldats indisciplinés.
Une attaque marquante
Un cas récent illustre la gravité de la situation. Dans la nuit du 26 décembre, Monsieur Pascal Zimujeyi, président de la jeunesse de Kashusha, a été agressé par des hommes armés identifiés comme membres de l’unité des Guépards. La victime a été dépouillée de ses biens, grièvement blessée à coups de couteau et plusieurs coups de feu ont été tirés.
Appels à l’action
Face à cette situation, la NDSCI exige :
- Une enquête approfondie pour identifier et sanctionner les responsables des violences.
- Une intervention active du ministre provincial en charge de la sécurité pour restaurer l’ordre à Kashusha et dans tout le Sud-Kivu.
- La collaboration des citoyens, invitant la population locale à signaler tout mouvement suspect aux autorités compétentes.
La NDSCI appelle à une mobilisation générale pour mettre fin à cette insécurité qui mine la paix sociale et le développement de Kashusha.