sud-kivu : anselme ndjungu attribue l’ouverture au dialogue à la pression de l’opposition
le coordonnateur d’ensemble pour la république au sud-kivu, anselme ndjungu, estime que l’ouverture des discussions autour de la tenue d’un dialogue national en république démocratique du congo est principalement le résultat de la pression exercée par l’opposition sur le pouvoir en place.
s’exprimant sur la situation politique du pays, ce responsable politique a salué l’évolution du débat autour du dialogue national, tout en appelant l’opposition à maintenir la pression afin d’obtenir un processus qu’il souhaite véritablement inclusif.
selon anselme ndjungu, cette ouverture ne serait pas le fruit d’une initiative volontaire du président félix tshisekedi, mais plutôt la conséquence de la mobilisation et des revendications constantes de l’opposition.
« le dialogue n’est pas un cadeau accordé à l’opposition. c’est le résultat de la pression qu’elle a su maintenir. cette pression doit se poursuivre, car le pouvoir en place ne peut changer d’attitude que face à une mobilisation constante. les propositions que félix tshisekedi accepte aujourd’hui avaient déjà été défendues depuis longtemps par moïse katumbi », a-t-il déclaré.
dans cette logique, le coordonnateur d’ensemble pour la république a appelé au maintien de la marche annoncée pour le 22 juillet. il considère cette mobilisation comme un moyen démocratique de poursuivre les revendications en faveur du retour de la paix, de la cohésion nationale et du respect de l’état de droit.
au-delà de ses critiques à l’égard du pouvoir, anselme ndjungu insiste sur la nécessité d’un dialogue national véritablement inclusif. il plaide pour la participation de toutes les composantes de la société congolaise, notamment le pouvoir, l’opposition, la société civile, les confessions religieuses ainsi que les autres forces vives de la nation.
pour lui, seules des discussions ouvertes et inclusives peuvent permettre de dégager des solutions durables face aux différentes crises que traverse la république démocratique du congo, particulièrement sur les plans politique, sécuritaire et institutionnel.
la classe politique congolaise demeure, depuis plusieurs mois, profondément divisée sur les questions liées à la gouvernance, à la sécurité et à la gestion des institutions. dans ce contexte, plusieurs acteurs politiques et sociaux plaident pour la mise en place d’un cadre de dialogue national susceptible de rapprocher les différentes parties, de restaurer la confiance et de favoriser un consensus autour des grandes priorités du pays.
pour les partisans de cette démarche, un dialogue inclusif pourrait contribuer à renforcer la stabilité politique, à consolider la paix et à améliorer le fonctionnement des institutions. il pourrait également permettre d’aborder les défis sécuritaires persistants dans l’est du pays ainsi que les réformes jugées nécessaires pour promouvoir une gouvernance plus transparente et consensuelle.
anselme ndjungu appelle ainsi la population congolaise à soutenir toute initiative susceptible de favoriser un dialogue sincère, inclusif et orienté vers la recherche de solutions. selon lui, la stabilité, l’unité nationale et la paix durable en rdc nécessitent l’implication de l’ensemble des forces politiques et sociales du pays.
mukamba mulebelwa big-mercy
TAN MEDIA
Journaliste - Blogueur
Passionné par l'actualité africaine
Mots-clés
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Soyez le premier à laisser un commentaire